La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a enquêté en 2016 et 2017 sur une importante fraude de vin rosé. Du vin espagnol, moins cher, présenté comme du vin français et vendu plus cher aux consommateurs.

22% des établissements contrôlés proposaient à la vente du vin maquillé.
22% des établissements contrôlés proposaient à la vente du vin maquillé. © Getty / Molly Aaker

C'est une fraude grande ampleur qu'a révélé le Parisien ce lundi. Des millions de litre de rosé espagnol ont été vendus sous étiquetage français, d'après les conclusions d'une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

À l'origine de l'enquête de la DGCCRF, des signalements, fin 2015 en Occitanie, de francisation de vins espagnols, poussant l'instance à enquêter en 2016 et 2017 pour concurrence déloyale. 

À nos confrères du Parisien, le directeur de cabinet adjoint de la DGCCRF, Alexandre Chevallier, précise que "ces cas de francisation concernent plus de 70 000 hectolitres de vin". Soit l'équivalent de 10 millions de bouteilles de rosé qui ont été retirées de la vente.

22 % des établissements contrôlés

Dans près d'un établissement contrôlé sur cinq, le rosé présenté comme français était en réalité espagnol. Des appellations trompeuses donc, pour un vin beaucoup moins cher. En 2016 le rosé en vrac espagnol se vendait à 0,34 euro du litre, contre 0,75 à 0,90 euro du litre pour le rosé français, selon les estimations du quotidien. Soit une anomalie d'étiquetage pour "22% des établissements contrôlés"

Dans son enquête, le Parisien précise que la fraude trouve son origine à l'importation, auprès de quatre négociants-producteurs parmi les plus gros importateurs contrôlés. Des entreprises qui jouent sur les étiquettes des bouteilles pour tromper le consommateur, par exemple en utilisant des cocardes, des châteaux ou tout autre symbole évoquant le terroir français, ou encore en indiquant la mention "mis en bouteille en France", susceptible de masquer la provenance du vin. Des injonctions de mises en conformité, des procès-verbaux et des procédures pénales pour tromperie ont été lancés par la la DGCCRF.

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