L'industriel a été placé en garde à vue mardi à Nanterre dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l'attribution de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest. Le directeur général du groupe Bolloré et le responsable du pôle international de Havas, ont également été placés en garde à vue.

L’industriel Vincent Bolloré en garde à vue à Nanterre
L’industriel Vincent Bolloré en garde à vue à Nanterre © AFP / Zakaria ABDELKAFI

L'homme d'affaires et milliardaire breton, également premier actionnaire de Vivendi, fait l'objet d'une enquête pour corruption d'agents publics étrangers, une enquête portant sur les conditions d'obtention de concessions en Guinée et au Togo.

En 2009 et 2011, le groupe Bolloré a obtenu les concessions pour deux terminaux portuaires, respectivement à Lomé et Konakry. 

Mais la justice soupçonne l'industriel français d'avoir en quelque sorte truqué les appels d'offre via sa filiale Havas qui assurait la communication du président du Togo Faure Ngassingbé dans sa campagne pour sa réélection en 2010, ainsi que la communication du candidat à la présidentielle de Guinée Alpha Condé, élu en novembre 2010. Et ces missions de communication auraient été sous-facturées.

Dans un communiqué, Bolloré dément toute irrégularité. Le groupe affirme que c'est uniquement son expertise, ses capacités financières, son réseau industriel et ses investissements sur le continent africain où il gérait déjà 14 terminaux portuaires, qui lui ont permis de se voir attribuer les concessions de Lomé et Konakry. 

Les soupçons sont "dénués de tout fondement économique" poursuit le communiqué. 

Les gardes à vue ce mardi matin des trois dirigeants : Vincent Bolloré, mais aussi Gilles Alix, le directeur général du groupe et Jean-Philippe Dorent, le responsable du pôle international d'Havas, ces auditions, permettront "d'éclairer la justice avec laquelle nous sommes heureux de coopérer" conclut le groupe Bolloré.  

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