vers l'arrêt du traitement de vincent lambert ?
vers l'arrêt du traitement de vincent lambert ? © reuters

Le cas de Vincent Lambert entre les mains du Conseil d’Etat. Ce patient tétraplégique est en état végétatif depuis 6 ans après un accident de la route. La juridiction doit décider de l’arrêt ou de la poursuite du traitement qui le maintient en vie.

Faut-il oui ou non maintenir Vincent Lambert en vie ? Le Conseil d’Etat s’apprête à prendre une décision emblématique dans le débat sur l'euthanasie. Décision très attendue au moment où deux procès relancent cette question de société. Le Dr Nicolas Bonnemaison est jugé en ce moment par les assises des Pyrénées-Atlantiques pour l'empoisonnement de sept patients en fin de vie. Demain, une ancienne professeur de français comparaitra dans l’Hérault pour avoir tenté d'abréger la vie de sa mère atteinte d'Alzheimer.

Un entourage divisé

Vincent Lambert, ancien infirmier en psychiatrie de 38 ans, est hospitalisé au CHU de Reims après un accident de la route en 2008. Ses blessures ont provoqué des "lésions irréversibles", selon le corps médical. Ses parents, catholiques traditionalistes, l’un de ses frères et l’une de ses sœurs estiment qu'il est toujours "présent" et réclament la poursuite du traitement qui l’hydrate en l’alimente. Ils sont opposés à son épouse Rachel, à six autres de ses frères et sœurs, à son neveu et au corps médical qui demandent l'arrêt des soins, conformément à la volonté de Vincent Lambert. Vendredi dernier, le rapporteur public du Conseil d'Etat s'est prononcé pour l'arrêt des traitements. Il s'appuie sur le rapport d’un collège d’experts médicaux.

Un rapport qui stipule qu’aucune amélioration de l’état de santé de Vincent Lambert n’est envisageable, Danielle Messager.

Le Conseil d'Etat, réuni dans sa plus haute formation rendra son jugement à 16h00. Il suit généralement l’avis du rapporteur public, mais n’a pas d’obligation d’aller dans son sens.

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