Le préfet de police de Paris a détaillé ce lundi les derniers chiffres de la délinquance à Paris et en proche banlieue. Des chiffres en légère hausse pour les atteintes physiques.

En 2016, la police de Paris dénombre 99 960 atteintes volontaires à l'intégrité physique, soit 2 583 de plus qu'e, 2015.
En 2016, la police de Paris dénombre 99 960 atteintes volontaires à l'intégrité physique, soit 2 583 de plus qu'e, 2015. © Maxppp / Illustration

Le bilan annuel de la délinquance en région parisienne, présenté lundi par le préfet de police de Paris Michel Cadot, affiche des chiffres en hausse pour l'année 2016.

Les plus fortes augmentations sont liées aux atteintes à la personne, avec +2,7% en 2016, liées en grande majorité aux violences physiques "non crapuleuses", c'est à dire des violences "internes, à l'intérieur des familles, entre voisins." En hausse également, les violences sexuelles. Une hausse expliquée par Michel Cadot comme résultant d'une plus grande proportion d'infractions signalées à la police que par le passé.

Les mesures antiterroristes découragent les braqueurs

Les chiffres sont en revanche en baisse pour ce qui concerne les atteintes aux biens. Parmi ces derniers, et c'est peut-être le chiffre le plus spectaculaire dévoilé par le préfet de Paris, le nombre de vols à main armée, en très forte baisse avec - 30%, soit 285 attaques en moins en 2016.

Ils ne font certes pas écho à l'actualité, avec le braquage de la starlette Kim Kardashian ou encore celui de la bijouterie Chopard à deux pas de l'Élysée, comme l'a noté Christian Sainte, patron de la police judiciaire parisienne, au micro d'Emmanuel Leclère.

Une piste pour expliquer cette forte baisse du nombre d'agressions à main armée : le nombre sans précédent de déploiement de forces de l'ordre dans la capitale à la suite des attentats de novembre 2015. Des mesures qui pourraient avoir découragé les velléités de certains braqueurs.

En 2017, le préfet de police entend déployer "une plus grande présence sur la voie publique" des forces de l'ordre et ainsi les "recentrer sur leur métier de sécurité publique" en allégeant ou supprimant notamment les charges indues, comme l'ont demandé les policiers qui ont manifesté à la fin d'année 2016.

Michel Cadot a également rappelé que 899 caméras de surveillance supplémentaires ont été déployées sur l'agglomération dont 165 à Paris pour un budget de 15 millions d'euros.

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