Devant le lycée Bergson de Paris
Devant le lycée Bergson de Paris © MaxPPP / Aurélien Morissard

Le policier mis en cause dans une vidéo où on le voit frapper un lycéen à Paris a été renvoyé en correctionnelle. Il sera jugé en mai pour violences volontaires.

Le 24 mars, en marge des manifestations contre le projet de loi travail El Khomri, un lycéen de 15 ans avait été frappé par un policier devant un lycée du 19ème arrondissement de Paris. La scène avait été filmée et avait fait le tour des réseaux sociaux. L’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) avait ouvert une enquête interne.

Sursis et révocation possibles

A l’issue de 48 heures de garde à vue, soit le maximum légal, le gardien de la paix de 26 ans, mis en cause dans la vidéo, s’est vu notifier ce samedi son renvoi en correctionnelle. Il sera jugé en mai, et risque une peine de prison avec sursis, ainsi qu’une révocation.

Les précisions d'Emmanuel Leclère du service Enquête-Justice de France Inter.

Sous couvert d’anonymat, une source syndicale policière qui connaît bien le dossier, raconte que les agents postés ce jour-là devant le lycée Bergson, venaient de passer quatre heures très difficiles avec les manifestants, alors qu’ils sont déjà en flux plus que tendu depuis un an, dans un arrondissement de la capitale qui est plus compliqué que d’autres. "Ca n’excuse pas, mais ça explique, vraiment " justifie cette source.

D'autres affaires de violences policières présumées

Ce renvoi en correctionnelle n’a pas de rapport avec une deuxième enquête en cours, après la diffusion d’une autre vidéo, celle d’un policier en civil, cagoulé, infligeant des coups de matraque télescopique par derrière et à plusieurs reprises, à des lycéens qui marchaient. A la suite de nouvelles plaintes déposées ce vendredi pour d’autres faits de violences policières, le parquet de paris a ouvert une troisième enquête préliminaire.

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