70 affaires de viols, d'agressions sexuelles ou de tentatives pourraient être en lien avec Dino Scala, cet ouvrier de 56 ans qui a été mis en examen pour 19 viols et agressions sexuelles commis ces trente dernières années dans le département du Nord.

Le quartier où vivait le suspect
Le quartier où vivait le suspect © Maxppp / Voix du Nord / Sami Belloumi

Lors de sa garde à vue lundi et mardi, Dino Scala a reconnu une quarantaine de viols : "Il évalue le nombre de ses victimes à une quarantaine", a déclaré mercredi le procureur de Valenciennes Jean-Philippe Vicentini. 

La police judiciaire de Lille doit donc se pencher de nouveau sur 70 viols, agressions sexuelles ou tentatives qui ont été commis ces trente dernières années dans un rayon de 30 kilomètres autour de Maubeuge (Nord). Un travail facilité par le fait que les enquêteurs disposent maintenant du profil génétique de Dino Scala. Ils vont pouvoir effectuer des comparaisons d'ADN et d'empreintes avec d'anciennes affaires non résolues avec le même mode opératoire. 

Ils pourront aussi présenter la photo de l'homme aux victimes. Avec la médiatisation de cette affaire, les policiers reçoivent déjà de nouveaux témoignages de femmes victimes d'agression. 

L'enquête se poursuit également de l'autre côté de la frontière

En Belgique, au moins une dizaine de faits pourraient être reliés à Dino Scala, dont huit pour la seule commune d'Erquelinnes. 

C'est d'ailleurs à la suite d'une agression sexuelle commise le 5 février dans cette commune belge, frontalière de Jeumont (Nord) où il travaillait comme agent d'entretien du bâtiment, que la piste de Dino Scala a été remontée. 

Ses aveux conduisent aujourd'hui le parquet de Charleroi à vouloir l'auditionner et récupérer son ADN, afin de la comparer aux traces prélevées par la police belge et liées à des délits ou crimes non résolus, recensés dans une banque de données belge.

La prochaine audition de Dino Scala aura lieu dans trois semaines.

Selon Jean-Benoît Moreau, l'avocat de Dino Scala, "La première chose que [son] client a dite, c'est qu'il devait la vérité aux victimes, puis à ses proches et à lui-même. Sa logique est d'avouer, de coopérer".

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