Le siège de la PJ parisienne, 36 Quai des Orfèvres
Le siège de la PJ parisienne, 36 Quai des Orfèvres © MAXPPP/IP3 PRESS/Bruno LEVESQUE

La garde à vue du policier interpellé samedi à Perpignan, suspecté d'avoir dérobé les 50 kilos de cocaïne se termine ce mercredi midi. Le brigadier de 33 ans doit être présenté à un juge d'instruction ce mercredi pour une probable mise en examen.

Un deuxième policier, lui aussi membre de la brigade des Stups, a également été placé en garde à vue lundi soir.

Un troisième, membre de la police aux frontières, s’est présenté de lui-même au commissariat de Sète, pour être entendu. Des enquêteurs de la "police des polices" ont commencé à l’interroger mardi soir à 18 heures, sous le régime de l'audition libre.

Un train de vie incompatible avec un salaire de policier

Les investigations sur le terrain, mais aussi techniques et scientifiques se poursuivent. Car au terme de 96 heures de garde à vue, le principal suspect n'a rien lâché. Quatre jours de garde à vue, avec les enquêteurs chevronnés de l'IGPN, c'est long, très long.

Mais le brigadier s'en tient à une ligne de défense: il n'est pour rien dans ce vol. D'un ton blasé, l'homme aurait déclaré savoir qu'il irait en prison de toute façon.

Plusieurs éléments sont susceptibles de justifier sa mise en examen. Ses supérieurs l'ont reconnu sur les bandes de vidéo surveillance, montrant un homme sortant du 36, lesté de deux gros sacs. Son train de vie semble incompatible avec un salaire de policier. L'homme possède plusieurs biens immobiliers et un compte en banque très bien garni.

Les enquêteurs ont d'autres pistes

20 000 euros en liquide ont été retrouvés, principalement dans le sac à dos qu'il avait avec lui lors de son arrestation : de l'argent qu'il aurait gagné en jouant sur internet, selon ses explications. Autant d'indices troublants, mais pas véritablement d'élément probants.

Les enquêteurs continuent donc à creuser entre autres deux pistes. Celle des complicités en interne. Le deuxième brigadier placé en garde à vue pourrait l'avoir aidé à se procurer la clé de la salle des scellés. Et celle de la drogue, disparue depuis maintenant 12 jours.

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