C'est toujours un peu aléatoire. Cette inconnue qui préside à l'arrivée des journalistes dans une salle d'audience : y aura-t-il des prises de courant ? Pourra-t-on conserver son matériel - caméra pour les télévisions, Nagra pour la radio - dans la salle ?

Et puis, depuis quelques années se pose aussi la question des téléphones, ordinateurs portables et autre moyen de diffusion sur internet.

Car, désormais, tout procès à résonance médiatique a ses LT - traduisez livetweet, récit en direct et en 140 caractères via le réseau social Twitter - ses hashtags - mots clés sur ce même réseau social - voire ses microblogging - récits plus approfondis publiés en direct. (Vous, internautes attentifs vous souvenez peut-être du microblogging de France Inter sur le procès Muller)

Mais voilà, pour que vous, internautes intéressés, puissiez suivre une audience en direct ou pas ne tient pas seulement de la bonne volonté et du nombre de journalistes présents dans la salle. Cela résulte aussi des convictions, - voire de l'éthique, de l'humeur? - du président de la cour d'assise, qui dispose du pouvoir de police pendant toute la durée de l'audience.

Et en l’occurrence, le président de la cour d'assises de Lyon pour le procès de Stéphane Moitoiret et Noëlla Hago a décidé que : Non les téléphones portables n'auraient pas droit de cité pendant les débats.

Alors forcément : on a vu quelques tweets de journalistes ... un peu frustrés:

L'association de la presse judiciaire, qui regroupe la majorité des chroniqueurs judiciaires, tous médias confondus, de France, a réagi ce matin sur son site internet:

Depuis une dizaine d'années la quasi-totalité des présidents de chambres correctionnelles ou d'assises autorisent cette pratique permettant aux journalistes de travailler durant l'audience. Sans que cela ait généré le moindre incident.

La loi sur la liberté de la presse prévoit effectivement que:

Dès l'ouverture de l'audience des juridictions administratives ou judiciaires, l'emploi de tout appareil permettant d'enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l'image est interdit.

Dans le cadre spécifique des cours d'assises, le code de procédure pénale s'inscrit dans la même lignée.

Et cette juriste en droit des médias d'ajouter:

Alors les journalistes présent, ont inventé un nouveau mode de traitement ...

... le live-tweet depuis la machine à café. Vous avez dit LT addict?

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