On les a vu arriver hier après-midi à l’audience : Dimitri, deuxième des fils Delay. Et ses accompagnateurs. « Une association », explique à la cour Me Forster, avocat de Dimitri. En l’occurrence Wanted Pedo, si l’on en croit les T-shirts siglés que portent certains de ses représentants.

Ils ne sont pas partie civile au procès, mais ont investi le premier rang de la salle d’audience. Très attentifs au déroulé des débats, ils semblent l’être aussi à ce que relatent les (nombreux) journalistes présents au procès. Au point d’en invectiver certains lors des suspensions d’audience. « Vous nous accusez d’être révisionnistes, extrémistes », reprochait ainsi un jeune homme à un journaliste de la presse écrite.

Et puis, on a vu fleurir leurs affichettes. Tracts siglés Wanted Pedo - mouvement de lutte contre la pédocriminalité, comme il se définit lui-même - reprenant la liste des affaires qu’ils ont suivies. Sur les poubelles, sur les bancs du palais de justice. Au point d’agacer un peu les avocats de la défense. Qui s’en émeuvent auprès du président.

« Pression inadmissible », « prosélytisme ». La réponse du président Philippe Dary ne tarde pas. Me Forster appelle, lui aussi, à plus de sérénité. L’association Wanted Pedo est sommée de remballer ses tracts.

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