Commune de la Faute-sur-mer après la tempête Xynthia
Commune de la Faute-sur-mer après la tempête Xynthia © Max PPP / Max PPP

Quatre ans de prison dont trois ferme et 30.000 euros d'amende ont été requis mercredi à l'encontre de l'ancien maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), jugé pour la mort de 29 personnes dans sa commune lors du passage de la tempête Xynthia en 2010.

René Marratier comparaît aux côtés de trois autres prévenus depuis le 15 septembre pour "homicides involontaires" et "mise en danger d'autrui" devant le tribunal correctionnel des Sables d'Olonne, qui rendra son délibéré le 12 décembre. Ce "maire tout-puissant" aurait fait obstacle à la mise en place de plans de prévention des risques d'inondations pour ne pas ralentir "l'urbanisation à outrance" de sa commune, selon le procureur de la République des Sables d'Olonne, Gilbert Lafaye.

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L'enquête du juge Yannick Le Goater faisait état de "marchandages" dès 2003 entre la mairie et les services de l'État pour réduire l'étendue des zones inconstructibles, en échange de certains engagements de la commune. Le représentant du ministère public a par ailleurs requis trois ans de prison, dont deux ferme, et 50.000 euros d'amende à l'encontre de Françoise Babin. L'ex-première adjointe de René Marratier est soupçonnée d'avoir signé des permis de construire illégaux sur des terrains qu'elle savait inondables, par "appât du gain", selon le procureur.

Les avocats de la défense plaideront jeudi et vendredi

Le parquet a également demandé deux ans de prison, dont un avec sursis, et 50.000 euros d'amende à l'encontre de son fils Philippe Babin, président de l'association propriétaire de la digue Est, pour ne pas avoir fait assurer correctement la surveillance de l'édifice.

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Il a demandé un an de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende contre Alain Jacobsoone, accusé de n'avait pas transmis les consignes de sécurité du préfet au maire de La Faute-sur-Mer la nuit du drame, alors qu'il était fonctionnaire de la direction départementale des territoires et de la mer.

Les avocats de la défense plaideront jeudi et vendredi. Le délibéré sera rendu le 12 décembre prochain.

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