Le tribunal a écouté l'enregistrement des conversations radio des policiers après l'accident du transformateur. "La victime a seize ans, elle s'appelle Bouna, Bravo Oscar Uniforme November Alpha." Il est 19h49 ce soir-là quand les policiers transmettent cette première identification à proximité du site EDF.

Certains sont positionnés à l'extérieur. "Amenez des renforts, il y a les grands frères qui viennent nous casser les bonbons !", dit l'un d'eux. "Modérez vos expressions", lui répond un chef. Un autre policier est juste à l'entrée du site. "Il y a des cris d'hystérie, les chagrins et les pleurs..."

Puis un chef leur répond sèchement : "Écoutez, ça fait 30 minutes que vous êtes sur place, vous ne me parlez que des regroupements. Vous ne vous attachez pas assez aux victimes, y'a un problème là !"

Les émeutes commencent

Les messages s'accélèrent, on sent le stress envahir les conversations. 20h07, premiers attroupements de jeunes devant le commissariat. 20h12 : des renforts sont appelés pour tourner aux abords de la cité du Chêne-Pointu. 20h26 : un premier véhicule de police est caillassé.

L'enregistrement s'arrête là, mais cet enchaînement donne l'impression d'une certaine désorganisation.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.