Un lycéen de 15 ans qui attaque à la machette un enseignant juif, dans les rues de Marseille : c'était il y a un peu plus d'un an, en janvier 2016.

Ce mercredi à Paris s'ouvre le premier procès d’un acte criminel lié au djihadisme sur le sol français.
Ce mercredi à Paris s'ouvre le premier procès d’un acte criminel lié au djihadisme sur le sol français. © Matthieu Boucheron

Marseille, janvier 2016. Un lycéen de 15 ans attaque à la machette un enseignant juif dans la rue. L'enseignant, qui portait une kippa, n'avait heureusement écopé que de blessures légères.

Le garçon, élève de seconde sans histoire, Turc d'origine kurde, avait dit avoir agi "au nom d'Allah" et vouloir "planter les juifs et les policiers", qualifiés de "mécréants".

Il s'était aussi réclamé de l'EI, tout en assurant avoir agi seul. Aucun lien n'a été établi avec des membres de l'Etat Islamique.

Un an après Charlie

Un an après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher, l'agression avait suscité beaucoup d'émoi et l'inquiétude. Le président du consistoire de Marseille local avait conseillé de s'abstenir de porter la kippa dans la rue, par sécurité. Le jeune homme, Yusuf K., sera jugé aujourd'hui et demain par le Tribunal pour enfants de Paris, compétent pour les mineurs de moins de 16 ans.

C'est le premier procès d’un acte criminel lié au djihadisme sur le sol français.

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