C'est le résultat d'une étude menée par le Global Carbon Project (GCP). Cette baisse de l'augmentation des émissions de CO2 s'explique par la diminution de l'utilisation du charbon dans le monde en 2019 et de façon générale par un développement économique mondial plus faible.

Les émissions de CO2 de l'Union européenne ont baissé de 1,7 % en 2019.
Les émissions de CO2 de l'Union européenne ont baissé de 1,7 % en 2019. © AFP / CHRISTOPHE GATEAU

L'augmentation des émissions mondiales de dioxyde de carbone a ralenti en 2019 : 0,6 % de hausse contre 2,1 % l'année dernière. Cela s'explique par la diminution de l'utilisation du charbon dans l'Union européenne et aux États-Unis cette année, et par l'augmentation de son usage en Chine et en Inde qui a ralenti. La Chine représente 50 % de l'exploitation mondiale du charbon. 

Une bonne nouvelle en demi-teinte : le rapport conclu notamment que le monde est encore loin d'être conforme au maintien de l'augmentation de la température mondiale à un niveau inférieur à 2°C instauré par l'Accord de Paris. En 2019, les émissions de la Chine grimpent de 2,6 %, celles des États-Unis et de l'Union européenne chutent de 1,7 % et celles du reste du monde s'intensifient de 0,5 %. 

Depuis 2010, les émissions mondiales de CO2 des fossiles (les carburants et le ciment) augmentaient de 3 % chaque année dans les années 2000 mais cette croissance s'est essoufflée depuis 2010. Entre 2014 et 2016, ces émissions sont restées stables avec une très légère hausse.

Le déclin du charbon

Les émissions planétaires de CO2 générées par le charbon reculent de 0,9% en 2019. Elles ont chuté de 10 % aux États-Unis, de 10 % en Europe, associées à une faible hausse en Chine (+0,8%) et en Inde (+2%). Ces baisses sont cependant contrebalancées par la croissance soutenue de la consommation du pétrole et des gaz naturels. 

"Cette chute inattendue de l'exploitation du charbon en 2019 est insuffisante pour faire face à la croissance forte de la consommation de pétrole et de gaz naturels"(Glen Peters, directeur de recherche au Center for International Climate Research-CICERO). 

Concernant les émissions provoquées par le pétrole, elles sont en baisse de 0,9 % en 2019. En revanche, celles des gaz naturels ne cessent d'augmenter depuis près d'un demi-siècle, +2,5 % cette année. Il s'agit de la hausse la plus rapide de toutes les énergies fossiles. 

Les conséquences de la déforestation de l'Amazonie 

En 2019, six millions de tonnes de CO2 ont été émises par des feux de déforestations et d'autres utilisations du sol, soit 0,8 tonnes de plus qu'en 2018.

D'après l'étude, ce bond s'explique par l'explosion de la déforestation en Amazonie ces derniers mois qui a atteint son niveau le plus élevé en 2019.  Le texte rapporte également un nombre d'incendies inhabituellement élevé dans les zones de déforestation indonésiennes.   

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