Les régionales et départementales auront-elles bien lieu l'année prochaine ? Un projet de loi prévoit qu'elles soient décalées de mars à juin, sans exclure pour autant l'éventualité d'un nouveau report. L'opposition est sur ses gardes.

Les régionales et départementales auront-elles bien lieu l'année prochaine ? L'opposition craint qu'Emmanuel Macron souhaite un nouveau report
Les régionales et départementales auront-elles bien lieu l'année prochaine ? L'opposition craint qu'Emmanuel Macron souhaite un nouveau report © AFP / POOL / Yoan VALAT

Le projet de loi proposant de reporter les élections régionales et départementales de mars à juin a été présenté au Conseil des ministres de lundi. Le texte arrivera au Parlement la semaine du 25 janvier. Il n'exclut pas l'éventualité d'un nouveau report, si la situation sanitaire rend trop risquée la tenue de la campagne et du scrutin. Une clause de revoyure qui suscite la méfiance dans l'opposition.

"Oui, la santé doit passer avant tout" reconnait un président de région, mais il dit voir clair dans le jeu d'Emmanuel Macron. Cet élu, qui nourrit des ambitions présidentielles, est persuadé que le président redoute un crash de la République en Marche aux régionales. Un mauvais score qui ferait mauvais genre à quelques mois de 2022. C'est pourquoi il pense que le chef de l'État se réserve la possibilité de reporter ces régionales après la présidentielle.

"Vigilance totale" dans le camp Pécresse

Ce président de région n'est pas le seul à être sur ses gardes, face à la clause de revoyure dans le projet de loi présenté en conseil des ministres ce lundi 21 décembre et qui fait suite aux préconisations du rapport Debré. Dans l'entourage de Valérie Pécresse, une "vigilance totale" est de mise. "Si on peut se déplacer, on peut voter, sauf à avoir des arrières-pensées" explique un proche de la présidente de la région Île-de-France et possible candidate de la droite en 2022.

Méfiance aussi à gauche. Europe Ecologie Les Verts redoute ainsi une manœuvre de l'exécutif. Des soupçons balayés, à Matignon. "Un nouveau report n'est l'option ni du président de la République, ni du Premier ministre" assure un conseiller. Mais selon lui, "on ne peut pas prendre le risque d'organiser une campagne électorale si les conditions sanitaires ne le permettent pas."