Après le succès mondial des deux premières saisons, la série espagnole reprend du service sur la plateforme de streaming pour une saison 3 efficace mais pas vraiment originale.

L'équipe de la saison 3 de La Casa de Papel
L'équipe de la saison 3 de La Casa de Papel © Tamara Arranz Ramos / Netflix

Deux ans que la bande de La Casa de Papel a réussi le casse du siècle. Tokyo, Denver, le Professeur et tous les autres se retrouvent pour sauver l'un des leurs. Une opération commando qui passera par un nouveau braquage, forcément impossible. On a vu les trois premiers épisodes en avant-première, on vous dit tout. Attention, spoilers.

On aime :

À peine le temps de situer tous les personnages, de savoir ce qu'ils ont fait depuis deux ans (se la couler douce principalement !), La Casa de Papel reprend son rythme effréné d'un cheval lancé au galop, avec compte à rebours et réçit dans le réçit, façon poupées russes.    

On croyait l'avoir définitivement perdu à la fin de la saison 2 mais le personnage d'Andrés (Berlin), ami d'enfance du Professeur, est de retour grâce aux flash-backs. Le braquage de la Banque d'Espagne était son idée mais il est mort sans avoir pu la réaliser. Pour la mettre en oeuvre, le Professeur va faire appel à un de leurs amis communs : Martin, vite rebaptisé Palerme, ingénieur totalement borderline. Il sera en charge de toute l'équipe dans cette nouvelle aventure à haut risque (en tous cas, il l'est dans ce qu'on a vu. La suite...). 

A noter l'arrivée d'un autre personnage haut en couleurs : Alicia, policière chargée de remplacer Raquel (qui a fuit avec le Professeur). Enceinte de huit mois et demi, elle a un tempérament de pitbull.  

Bande son brillante et branchée qui se balade des années soixante à aujourd'hui.

Sur le tournage de la saison 3 de Casa de Papel
Sur le tournage de la saison 3 de Casa de Papel / Tamara Arranz Ramos / Netflix

On aime pas :  

On avait déjà compris que La Casa de Papel avait parfaitement intégré tous les codes de la série à l'américaine. Cette nouvelle saison en use et en abuse, avec sirènes de police hurlantes et badges de flics de trois kilos autour du cou. Un poil ridicule.  

La trame est quasiment la même que précédemment : effectuer un braquage qui semble impossible (en l'occurrence cette fois-ci, la banque d'Espagne), avec prise d'otages, masques de Dalí et rebondissements qui font monter la pression. Mais le Professeur a toujours un coup d'avance...   

Puisque Netflix a insisté pour faire une saison 3 alors que le scénario original n'en prévoyait pas, on aurait aimé un peu plus d'originalité dans la structure et dans l'histoire. La justification du nouveau braquage, présenté comme une absolue nécessité, est vraiment tirée par les cheveux et peu convaincante. 

Et à force de multiplier les flash-backs (il y a 1 an, il y a 3 ans, 77 jours avant le jour-J, une semaine avant le Jour-J), on perd parfois le fil. Sans oublier l'énorme cliffhanger qui ponctue chaque fin d'épisode.  

Se dégage de tout cela un sentiment de recette marketing plaquée sur une nouvelle histoire sans réelle ambition créative. Et c'est bien dommage.

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