Les salariés du Parisiens retiennent leur souffle ce mardi matin. Sur fond de difficultés économiques liées à la crise sanitaire, la direction du quotidien présente à partir de 9h son nouveau projet éditorial axé sur le développement du numérique. Il pourrait entériner la disparition des cahiers départementaux.

Après la crise du Covid, la direction du Parisien cherche à faire des économies
Après la crise du Covid, la direction du Parisien cherche à faire des économies © AFP / Hans Lucas / Quentin de Groeve

La décision prise dans l’urgence de la crise du Covid, à savoir fusionner les neuf cahiers départementaux de quatre pages chacun en un seul et unique cahier régional de 12 pages, devait permette en plein crise sanitaire de faire quelques économies, temporairement. Sauf que depuis, les chiffres sont tombés : 36 millions d’euros de pertes de chiffres d’affaires pour mars-avril. La direction cherche donc à faire des économies. 

La disparition des cahiers départementaux, supprimés pendant le confinement, pourrait être confirmée

Sans rien dévoiler de ses arbitrages, elle a tenu ces jours-ci, à rassurer, rappelant dans un communiqué que l’information locale et le journalisme de proximité font partie de l’identité du quotidien. Mais que de nouveaux modes de traitement de l’information, plus adaptés au numérique pouvaient être envisagés. Et la direction de citer en exemple le succès sur le web de sa cellule "Enquête / île-de-France" installée en septembre dernier.

De quoi laisser envisager une toute nouvelle organisation par thématique, plutôt que par département. "Dans leur logique, le régional fait plus de clics que le local" se désole un journaliste. La CGT, elle, parle de mise en danger de la qualité de l’information locale. Et prévient d’emblée : hors de question de toucher à l’emploi. 

Les cahiers départementaux concernent directement 130 journalistes sur les 420 du Parisien.  

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