L'agence Campus France a publié début février ses chiffres de la mobilité étudiante, la France attire moins les étudiants étrangers que bien d'autres pays. Inversement, le nombre d'étudiants français est aussi à la baisse.

La cité internationale des étudiants, à Paris
La cité internationale des étudiants, à Paris © AFP / Manuel Cohen

D'après les derniers chiffres publiés en ce mois de février par l'agence Campus France, liée au ministère des Affaires étrangères et au ministère de l'Enseignement supérieur, la part des étudiants étrangers en France augmente bien moins fort qu’ailleurs : en 10 ans, le nombre d'étudiants étrangers a augmenté de 32% en France, contre 71% en moyenne dans le monde

Moins d'étudiants chinois, plus d'Inde

En cause notamment, le manque de formations proposées en anglais, contrairement à l'Allemagne ou aux Pays-Bas, par exemple. En revanche, la politique de hausse des frais d'inscription pour les étudiants extra-communautaires n'est pas directement en cause, puisque les universités refusent pour l'instant d'appliquer les nouveaux tarifs. 

Ceux qui boudent l'Hexagone sont surtout les étudiants Allemands, ou encore ceux venus de Chine (-6% sur cinq ans), alors même qu'ils sont de plus en plus nombreux à aller étudier à l'étranger ( 32% sur cette même période). A l'inverse, on observe un bond des étudiants indiens, qui sont 130% plus nombreux en cinq ans. Mais aussi ceux venus d'Afrique noire (Côte d'Ivoire, Congo), ou des Italiens et des Portugais, qui viennent davantage étudier en France.

Baisse des départs d'étudiants français

Si l'université accueille plus de deux tiers des étrangers, avec une forte progression en sciences, ce sont les écoles de commerce qui s'internationalisent le plus, car elles offrent davantage de cursus en anglais : en trois ans, elles ont reçu 70% d'étudiants étrangers en plus, en particulier indiens

Pour la première fois, la France enregistre aussi une légère baisse de ses départs vers l'étranger, qui est lié à la mise en place de quotas vers la Belgique pour les formations médicales et paramédicales : il y a ainsi 37% d'étudiants en moins en partance pour la Belgique. En revanche, les destinations qui montent sont le Japon, le Portugal et le Maroc. 

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