Depuis plusieurs semaines, les nouvelles hospitalisations augmentent chaque jour un peu plus. Les services de réanimation sont loin d'être débordés mais l'explosion des cas de Covid-19 inquiète. Dans les hôpitaux, on redoute des tensions dans le courant du mois d'août, alors que de nombreux soignants sont en vacances.

Alors que les soignants enfin pour leurs congés, en deux semaines les chiffres des hospitalisation pour Covid ont plus que doublé
Alors que les soignants enfin pour leurs congés, en deux semaines les chiffres des hospitalisation pour Covid ont plus que doublé © AFP / Hans Lucas / Thibaut Durand

La courbe des contaminations est exponentielle. Depuis juillet, les cas de Covid ne cessent d'augmenter, 18.000 nouveaux cas dans les dernières 24 heures contre moins de 7.000 il y a une semaine.

Cette hausse des cas ne se traduit pas par un afflux massif de patients dans les services de réanimation. Pour l'heure, en métropole, ils sont loin d'être débordés. Mais comme à chaque vague, les conséquences sur les hôpitaux ne se font sentir que quelques semaines plus tard, rappellent plusieurs épidémiologistes et experts en analyse de données. 

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Premier signe de ce frémissement, depuis quelques jours, on observe une hausse des nouvelles hospitalisations. Leur chiffre, a plus que doublé en deux semaines, passant de 149 hospitalisations le 6 juillet, à 360 le 19 juillet. Le variant Delta est particulièrement contagieux et le risque d'un début de quatrième vague au mois d'août inquiète dans les services hospitaliers. "On s'attend à ce que d'ici deux semaines, arrivent des malades avec des formes graves dans nos services", anticipe Stéphane Gaudry, professeur de médecine intensive réanimation à l'hôpital Avicenne de Bobigny. 

D'après de récentes modélisations de l'Institut Pasteur, la pression sur les hôpitaux pourrait devenir importante dans le courant du mois d'août. Une période de tension car il y a moins de personnels dans les services : "Comme tous les mois d'août dans les hôpitaux, on réduit le nombre de places d'environ 20 à 30%, pour permettre aux soignants de partir en vacances", détaille le médecin qui verra son service passer de vingt-quatre lits de réanimation aujourd'hui, à seize au mois d'août. Une capacité suffisante si la pression reste modérée, mais pas si l'hôpital doit faire face à une quatrième vague. 

Contrairement aux vagues précédentes, les soignants ne reviendront pas de congés prévient Stéphane Gaudry : "La mobilisation des soignants en août ne sera pas possible ou très difficile. Les gens en ont marre, ils veulent partir en vacances avec leurs enfants, ils n'ont eu aucune reconnaissance lors de la troisième vague." Malgré tout des solutions seront trouvées, comme toujours..."On verra comment on peut se débrouiller", ajoute le médecin. 

"On a des capacités d'absorption relativement importantes, notamment en Île-de-France, mais cette fois-ci, il faudra faire avec le fait qu'on aura moins de soignants car ils ont besoin de vacances"

Reste à savoir si la vaccination permettra d'éviter un afflux massif de patients dans les services de réanimation cet été.