Selon le baromètre Odoxa-CGI pour France Inter, la Presse régionale et L'Express, le président a perdu 7 points de popularité pendant le confinement, contrairement à son Premier ministre qui reste stable. Son ancien ministre de l'Environnement, lui, fait un retour en force liée à sa forte présence médiatique récente.

Nicolas Hulot et Emmanuel Macron le 20 juin 2018 à Plevenon
Nicolas Hulot et Emmanuel Macron le 20 juin 2018 à Plevenon © AFP / Fred Tanneau

Sa tribune lui aura valu son lot de railleries, notamment de la part d'autres personnalités de la vie politique... Mais elle semble avoir fait son effet dans l'esprit des Français. Dans notre sondage Odoxa mensuel (réalisé auprès d'un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, les 19 et 20 mai dernier sur Internet), Nicolas Hulot fait un retour remarqué en caracolant en tête des personnalités politiques suscitant le plus d'adhésion. Seuls 20 % des personnes interrogées ont une opinion négative de lui et près d'une sur deux en ont une image plutôt, voire franchement positive.

Il faut dire que l'ancien ministre de l'Écologie, parti avec fracas du gouvernement le 28 août 2018, a été très présent sur les plateaux ces derniers jours. Le 6 mai, il était ainsi dans les studios de France Inter pour faire la promotion de sa tribune "Le temps est venu", relayée également par Le Monde et Brut. Une exposition retrouvée qui l'a rappelé au bon souvenir de ses concitoyens.

Popularité en berne pour l'exécutif, mais rien ne presse pour les mouvements sociaux

Emmanuel Macron, lui, ne bénéficie pas du même vent dans le dos. Il perd sept points de popularité par rapport au mois précédent, avec 65 % d'opinions défavorables. Par comparaison, Édouard Philippe semble presque plébiscité, avec "seulement" 53 % d'avis négatifs.

Enfin, le baromètre Odoxa de mai 2020 a aussi interrogé son échantillon de Français sur leur vision de la reprise progressive des mouvements sociaux dans le pays. Une majorité d'entre eux estiment qu'il est encore trop tôt pour reprendre la rue, l'épidémie de coronavirus étant encore largement active et contraignante. Mais 42 % des personnes interrogées estiment à l'inverse que si la vie économique reprend, il n'y a pas de raison que la vie et la colère sociales ne suivent pas le mouvement... Avec ou sans Covid.

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