Le coronavirus a-t-il tué les amourettes de vacances ? Ou bien le déconfinement a-t-il favorisé les rencontres ? Reportage dans les rues de Paris.

Cet été, certains sont plus réticents à faire des rencontres, alors que l'épidémie de Covid-19 est toujours active.
Cet été, certains sont plus réticents à faire des rencontres, alors que l'épidémie de Covid-19 est toujours active. © AFP / José Nicolas

L'été, la saison des flirts, de la drague à la plage, des rencontres... en tout cas, dans le "monde d'avant". La crise sanitaire et l'épidémie de Covid-19 sont passées par là, et toujours là. Est-ce que cela a changé quelque chose ? L'été 2020 est-il comme les autres, ou gêné par les masques et les distanciations physiques ?

Pour Julie en tout cas, sous la chaleur estivale au bord du bassin de la Villette à Paris, c'est sourire démasqué. Question drague, elle a presque laissé le Covid derrière elle : "Je fais attention mais bon, il faut bien continuer à vivre". "Après, tu ne te jetais pas sur tout le monde non plus avant l'épidémie...", nuance son amie, moqueuse.

"On fait tous de nouvelles rencontres"

Lui non plus ne se "jette pas" sur tout le monde, mais pour Thomas, c'est même "plus simple" de draguer en cette période de déconfinement : "Après un mois et demi voire deux mois de confinement, tout le monde a beaucoup plus envie de sortir, tout le monde est beaucoup plus avenant, et on fait tous de nouvelles rencontres", constate-t-il.

Des rencontres oui, mais quand même avec de la retenue du côté de Lucie. "Une épidémie, c'est se protéger aussi quand on rencontre du monde. Pour moi, c'est comme le VIH, c'est compliqué de démarrer un rendez-vous en demandant si la personne a fait le test", estime la jeune femme, qui a rencontré Macha tout récemment via une application.

"La première bise n'existe plus"

"La première bise n'existe plus", poursuit Lucie : "De suite on s'assied, on boit un verre... et on réfléchit avant de passer à autre chose. Tous ces premiers contacts n'existent plus. C'est un peu dommage, parce que dans la drague c'est ça qui est intéressant aussi : ce côté sensuel et charnel du démarrage, où on navigue un peu à l'aveugle."

Ou alors on renonce carrément à la drague, en tout cas pour le moment, comme cette passante : "C'est moins la priorité qu'avant", juge-t-elle : "Je sens que c'est le plutôt le moment de retrouver tous les gens qu'on n'a pas vu pendant le confinement, qui reviennent de l'étranger, qu'on apprécie. Avant de passer à l'étape des rencontres amoureuses."

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