Ce nouveau type d’habitat urbain allie espaces privés et espaces partagés, avec de nombreux services, au sein d’un immeuble ou d’une grande maison. Même s’il reste encore confidentiel en France, le coliving séduit de plus en plus de jeunes actifs mais aussi les investisseurs et les promoteurs.

Un appartement en coliving.
Un appartement en coliving. © The Babel Community

Marlène Marin expérimente le coliving depuis deux mois. Cette trentenaire a quitté Paris pour s’installer à Montpellier. Un changement de vie rendu possible grâce au télétravail qui s’est généralisé dans son entreprise avec la crise du coronavirus. Marlène habite désormais dans un grand appartement entièrement meublé. Elle a sa propre chambre et une salle de bain privée, "comme dans un hôtel ", explique-t-elle. Elle partage les autres pièces avec sept colocataires : "nous avons un grand salon et une grande cuisine commune avec deux frigos."

Convivialité

Dans son immeuble, Marlène a également accès à un restaurant, une salle de sport et de nombreux services comme le ménage ou la conciergerie. Le tout pour 600 euros par mois avec un bail flexible : " le loyer comprend le chauffage, l’électricité, l’eau, la connexion Internet, le ménage des parties communes..." Marlène a surtout été séduite par l’ambiance conviviale: "On rencontre plein de monde. Au début, je pensais rester seulement un ou deux mois, le temps de trouver un logement à Montpellier, raconte-t-elle, mais finalement je me sens bien ici." Conquise par le concept, Marlène pourrait finalement rester plus longtemps que prévu.

Des logements destinés aux jeunes urbains

Né dans les années 2000 aux États-Unis, le coliving est encore peu répandu dans notre pays. Mais ce type de logement partagé, à mi-chemin entre l'hôtel et la colocation traditionnelle, commence à attirer les investisseurs et les promoteurs. L’entreprise The Babel Community, l’un des leaders du coliving en France, gère deux immeubles à Marseille et Montpellier. Son cofondateur, Benoît Jobert, s’est associé à la Caisse des Dépôts. Un partenariat public-privé pour développer le concept en France : "Nous ciblons les jeunes actifs urbains", explique Benoît Jobert, "aujourd’hui, l’offre de logements ne correspond pas aux attentes de cette clientèle plus nomade. Avant de s’installer durablement dans une ville ou de devenir propriétaire, les 25-35 ans recherchent surtout de la flexibilité c’est-à-dire un logement confortable mais sans engagement trop contraignant "

Le marché est prometteur selon Benoît Jobert. Il espère ouvrir plus d’une vingtaine de résidences en coliving à Paris, Marseille, Grenoble, Lille ou Bordeaux dans les cinq prochaines années.

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