Dimanche studieux pour les députés qui, comme la veille, vont siéger : pas de jour de congés sur le front des retraites. Avec plusieurs milliers d’amendements à traiter, la majorité essaie d’imposer un rythme plus soutenu. Comment le vivent les élus ?

Le débat à l’Assemblée sur la réforme des retraites est une guerre de tranchée entre majorité et opposition… même le dimanche
Le débat à l’Assemblée sur la réforme des retraites est une guerre de tranchée entre majorité et opposition… même le dimanche © Maxppp / Thomas Padilla

Il y a celles et ceux qui jouent les habitués, comme Anne Genetet, de la République en Marche, qui aborde cette journée "très sereinement. On est là pour ça, on a été élus pour ça. Vous savez, je suis médecin, et on fait des gardes, chez les médecins. Je n’ai aucun problème pour travailler le dimanche, et même la nuit !"

D’autres concèdent un peu de fatigue, comme Clémentine Autain, de la France Insoumise : "C’est éprouvant, bien sûr. Mais nous sommes tout à fait prêts à un débat au long cours sur ce projet de loi, il n’y a pas de souci !"

Assurer le débat, une question d’organisation

Reste qu'une telle bataille de tranchées, ça s'organise. Les élus, en-dehors des différents rapporteurs du texte (obligés d'être présents sept jours  sur sept) sont prêts à se passer le relais. Et tout ça exige de la méthodologie, pour le député UDI Meyer Habib. "Concrètement, on remplit un tableau, où chacun a donné ses disponibilités. Pour que chacun d’entre nous soit là à des moments donnés."

Sébastien Jumel, du Parti communiste, relativise de son côté l'effort de ces travaux dominicaux : "Mon engagement est moins pénible que celui d’un verrier ou d’un marin pêcheur. Et quand je vois à quel point ils sont fiers que je fasse rentrer leur parole dans l’hémicycle, ça me donne de l’énergie."

Cette énergie devrait une nouvelle fois se traduire en électricité ce dimanche dans l'hémicycle. Sans garantie que cela se concrétise en avancées dans les débats.

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