Le groupe de rock français "La Femme", né en 2010, révélation de l'année aux Victoires de la musique en 2014, sort son troisième album studio, "Paradigmes". Rencontre avec les deux piliers de la formation : Marlon Magnée et Sacha Got.

"Paradigmes", le nouvel album de "La Femme", sort ce vendredi.
"Paradigmes", le nouvel album de "La Femme", sort ce vendredi.

C’est le retour de La Femme. Le groupe de rock français revient avec un nouvel album, "Paradigmes". Un disque en forme de pochette surprise musicale, pour cette formation qui s’articule autour de deux artistes funambules, Marlon Magnée et Sacha Got, qui vivent entre Biarritz et Paris. France Inter a rencontré le groupe dans la capitale, en plein troisième "confinement". 

FRANCE INTER : Dans quel contexte vos chansons ont-elles été enregistrées ? 

MARLON MAGNÉE : "Ces sont des chansons qui ont été enregistrées à plusieurs endroits, à plusieurs époques différentes."

SACHA GOT : "On a du mal à finir les choses, c’est un défaut. En fait c’est le même principe que les autres albums... C’est totalement incohérent, mais il y a une cohérence dans l’incohérence !"

L'un des titre de l'album ne pourrait-il pas devenir un hymne au déconfinement ? 

MM : "Oui, 'Foutre le bordel' ! Mais le morceau avait été fait avant que tout ce bordel arrive. Ce n’est pas lié à cette époque mais il se trouve qu’en effet, ça résonne avec ce qu’on vit là. Les gens ont en gros sur la patate, comme on dit dans la chanson. C’est un morceau qui va faire flipper les voisins."

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Ça vous est vraiment arrivé, le voisin qui débarque avec une batte ? 

SG : "Ah mais oui ! Et pas qu’avec une batte... Avec un katana, et une hache aussi ! Je pense que tout le monde a connu ça, surtout quand tu fais des fêtes à Paris. Quand nous habitions le centre, il y a eu quelques excès, quelques débordements.

MM : "Ce n’était pas forcément de notre faute, parfois on arrivait dans une soirée et c’était déjà comme ça !"

Clémence Quelennec, votre chanteuse, est partie pour un projet musical personnel. Qu'est-ce que son départ change pour le groupe ?

MM : "Pour le live, ça va changer des choses, parce qu'elle la chanteuse principale depuis presque les débuts du groupe. Après, dans l’ADN de 'La Femme', on a toujours eu plein de chanteuses [dont Clara Luciani, NDLR]. Pour les disques, on a toujours fait la musique entre nous deux, en faisant appel à plusieurs chanteuses. Elles avaient envie de faire leur propre musique. Si elles avaient cette envie, il fallait qu’elles partent et suivent leur voie !"

Et vous deux, le noyau dur, vous arrivez encore à vous supporter ? 

SG : "Pffff ça va, enfin ça dépend quoi ! C’est l’association des deux qui fait le groupe !" 

MM : "Le groupe a été créé comme ça. On a toujours été pris dans un étau en fait. On faisait de la musique électronique avec des boucles, mais en live on ne voulait pas d’ordinateurs. On ne voulait pas lâcher non plus notre côté rock. On veut tout jouer à cinq ou six personnes... C’est vrai qu’il y a un décalage entre le live et nos albums."

SG : "L’atmosphère de 'La Femme' est mystérieuse, foutraque, avec un côté fumant. À la fois chaud et froid. Positif et négatif en même temps. Dansant mais aussi planant. C’est global groove !"