Plus de 320 000 emplois, des milliards de chiffres d'affaires: l'organisation de salons en tous genres est une activité économique importante pour la France. Importante, mais sérieusement mise en danger par l'épidémie de la Covid-19. Le Medef réclame l'instauration d'un passeport sanitaire pour les fréquenter.

Le salon de l'auto à Paris
Le salon de l'auto à Paris © Getty / .

Tous les ans, traditionnellement, la France fait salon. Championne toutes catégories en matière de congrès, elle accueille pas moins de 4 000 manifestations chaque année. 2020 est à oublier dans ses palmarès mais pas question de ne plus exposer. 

Pour le Medef, et son porte-parole, Fabrice Le Saché, "avec la communication, la restauration, l'hôtellerie, et le tourisme qui est derrière, il y a 325 000 emplois en jeu, 32 milliards d'euros, c'est énorme."

Citons des salons difficilement transposables en mode virtuel, comme celui de l'automobile. Citons aussi les villes pour lesquelles les salons sont incontournables : Paris, Cannes, Strasbourg ou encore Toulouse et son parc des expositions flambant neuf, un projet à 311 millions d'euros inauguré en septembre et qui n'a pu accueillir que trois salons l'an dernier à jauge très réduite. 

L'idée du Medef serait donc effectivement de faire accepter au gouvernement le principe d'un passeport sanitaire qui viserait à réserver l'accès aux salons professionnels aux personnes immunisées contre le virus.

"Celui qui ne veut pas se faire vacciner, il ne va pas au salon et le suit en digital, celui qui veut aller au salon a - de son côté - son passeport vaccinal et peut se rendre dans l'évènement. Encore une fois, c'est le volontariat, temporaire et ça permet à la filière évènementielle de se relancer" explique Fabrice Le Saché.

Ce vendredi encore, le monsieur vaccin du gouvernement, Alain Fischer, s'est déclaré non favorable à cette idée pour des raisons d'abord scientifiques, et aussi "un peu éthiques."