C'est en avril que les parents du petit Tom ont contribué à un concours en lien avec l'agence spatiale européenne. L'ESA s'apprête à envoyer une sonde vers la planète rouge. Sa plateforme d’atterrissage transportera un module contenant onze enregistrements sonores dans sa mémoire, dont le rire du petit garçon.

Tom, sa maman Emilie et son papa Laurent
Tom, sa maman Emilie et son papa Laurent © Laurent Hirsch

En voyant l'annonce du concours dans sa boite de courrier électronique, Laurent, le papa, a cru à une blague. Et puis il s'est aperçu que la proposition émanait de l'Institut de physique de l'atmosphère de l'Académie des sciences de Prague et d'une revue tchèque. Elle était donc sérieuse. "Je me suis dit : tiens, on pourrait participer avec le rire de Tom" raconte Laurent Hirsch.

L'enregistrement du rire en cascade de son fils d'un an et demi est adorable. "C'est une représentation de l'espèce humaine, un stade que nous avons tous connu et qui nous caractérise de manière simple, positive, joyeuse", précise le papa.

Surprise il y a quelques jours : nouveau courriel de l'expédition Vezmir, pour annoncer que sa proposition sonore était retenue parmi onze autres sons, dont des enfants colombiens, un chant d'oiseau à Hong Kong, des sons d'ambiance dans un parc norvégien et ceux des élèves du lycée Claude Gellée à Epinal.

"On fait partie des gagnants, c'est top ! "

Dans un an, les 11 sons sélectionnés s'envoleront vers la planète Mars. "Tout cela est assez théorique, j'ai du mal à réaliser le truc", confie Laurent Hirsch, qui trouve ça chouette : il est épaté par l'aventure, par ce "petit peu de son bébé qui va partir vers Mars. C'est fou." Et ça permet, à ses yeux, à plein de gens de s'intéresser à un sujet scientifique âpre. L'aventure spatiale en devient plus accessible.

Tom et son rire iront sur Mars
Tom et son rire iront sur Mars / Laurent Hirsch

Pendant ce temps, les scientifiques préparent un analyseur d’ondes pour "l'outil électromagnétique pour le sol martien", embarqué sur la plateforme d’atterrissage. L’instrument analysera les fluctuations du champ électromagnétique dans la gamme des fréquences audibles - les sons donc. Avec les futures mesures, les chercheurs souhaitent pouvoir répondre à des questions encore sans réponses : est-ce que les décharges électriques existent dans les nuages martiens et dans les tourbillons de poussière ? Est-ce que les ondes électromagnétiques peuvent pénétrer depuis l’espace dans le sol de la planète ?

Seul l'enregistrement qui récoltera le plus de votes d'ici l'atterrissage de la sonde sur Mars au printemps 2021, sera diffusé vers la Terre. Les ondes émises serviront donc, entre autres, de test pour étudier l'existence de la foudre sur Mars.

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