La crise du Covid a parfois mis à rude épreuve la vie de famille. Dans certains pays comme la Chine, le Russie ou l’Espagne, les procédures de divorce sont en hausse. En France, selon un récent sondage IFOP, 11% des couples veulent prendre leurs distances, et 4% souhaitent même se séparer définitivement.

Vivre confinés sous le même toit pendant deux mois : certains couples n’ont pas supporté cette promiscuité forcée avec parfois des disputes quotidiennes liées aux tâches ménagères, aux enfants ou au télétravail. Cette crise sanitaire a pu révéler de profondes divergences au sein du couple. Caroline Kruse est conseillère conjugale à Paris : «Récemment, j’ai reçu un couple : deux personnes qui sont en télétravail dans un espace relativement restreint, raconte-t-elle. Pendant le confinement, ça s’est bien passé parce qu’on ne pouvait pas faire autrement. Mais depuis le déconfinement, avec le prolongement du télétravail dans certaines entreprises, cette proximité commence à poser problème. »

« Le divorce : une délivrance pour certains couples »

L’avocat Yves Tolédano est spécialisé dans les affaires de divorce. Depuis la fin du confinement, il reçoit deux fois plus d’appels téléphoniques que d’habitude : « Les couples qui allaient bien avant le confinement et qui ont pu se prendre la tête pendant les deux mois d’enfermement, ne sont pas encore au stade du divorce, explique-t-il. En revanche, pour ceux qui étaient déjà en difficulté, le confinement a été un déclencheur, un accélérateur qui a confirmé leur volonté de séparation.»

Mais pour l’instant, cette tendance n’a pas entrainé une augmentation des procédures. Les couples qui veulent se séparer devront de toute façon patienter : à cause de la crise du coronavirus, la justice a pris jusqu’à six mois de retard dans le traitement des dossiers de divorce. 

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