Les crèches, écoles, collèges et lycées sont fermés depuis le 16 mars car depuis le début de l’épidémie on pense que les enfants jouent un rôle dans la diffusion de la maladie. Une conviction en évolution au vu des test pratiqués. Des pédiatres lancent donc ce mardi une étude sur les enfants et l'impact du coronavirus.

Les enfants sont-ils autant porteurs du virus qu'on le pensait au début de l'épidémie ?
Les enfants sont-ils autant porteurs du virus qu'on le pensait au début de l'épidémie ? © Getty / Paul Biris

Des enfants souvent porteurs et donc grandement transmetteurs du Covid-19 : c'est depuis le début de l'épidémie une hypothèse largement répandue en se basant sur d'autre virus, comme la grippe par exemple. C'est d'ailleurs pour cela qu'on a souhaité casser les chaines de transmission en fermant les écoles.

Mais comme les enfants développent peu ou pas de symptômes, la société française de pédiatrie se demande si finalement beaucoup sont réellement infectés. 

"Le pourcentage de prélèvements positifs chez les enfants, vus aux urgences ou hospitalisés, est trois à cinq fois moins important que chez l'adulte", explique le professeur Robert Cohen, pédiatre infectiologue. "Il nous est donc apparu important d'évaluer le pourcentage, porteur de virus, dans une région donnée, à un stade épidémique donné." 

L'étude sur les enfants et l'impact du coronavirus. débute ce mardi. Les prélèvements auront lieu dans des cabinets pédiatriques d'Île de France sur 600 enfants : "300 enfants présentant des signes cliniques compatibles avec une infection due au Covid-19 et 300 enfants sans aucun symptôme, venant pour des vaccinations ou des problèmes non infectieux" précise le professeur Cohen.

Les premiers résultats seront connus dans un mois, délivrant des informations importantes sur le rôle réel des enfants dans la transmission du virus.

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