Selon une étude du cabinet Protourisme, les habitudes des Français qui partent en vacances évoluent lentement, pour diminuer l'impact environnemental de leurs voyages. Une partie d'entre eux se dit prête à s'adapter aux enjeux écologiques.

Avion survolant l'aéroport de Francfort le 1er juillet 2019
Avion survolant l'aéroport de Francfort le 1er juillet 2019 © AFP / BORIS ROESSLER / DPA / dpa Picture-Alliance

Prendre en compte l'environnement à la maison, en triant ses déchets, en fermant le robinet quand on se brosse les dents, ou en éteignant les lumières, pourquoi pas ? 

Mais les Français sont encore assez peu nombreux à penser à leur impact sur la planète quand on parle de vacances. Seul un quart d'entre eux disent avoir changé leurs habitudes de vacanciers pour prendre en compte les questions environnementales. 

Parmi ceux qui ont fait le choix des petits sacrifices pour diminuer l'impact de leurs vacances sur la planète, ils sont nombreux (84 % des personnes interrogées) à privilégier des activités compatibles avec l'écologie. Viennent ensuite le choix d'un hébergement écologique (71,2 %), de partir moins loin que d'habitude (61 %), ou plus simplement de favoriser des moyens de transports moins polluants (train ou covoiturage).

Selon l'étude, entre avril et juin, environ 900 000 personnes auraient renoncé à partir à l'étranger. Et 200 000 auraient renoncé à prendre l'avion.

Au total, seuls 30 % des personnes interrogées annoncent vouloir partir à l'étranger en juillet ou en août, contre un tiers d'entre elles lorsqu'on leur posait la même question en avril dernier.

En revanche, les personnes interrogées aiment que les professionnels du tourisme qu'ils sollicitent soient aussi (voire plus) attentifs qu'eux à ces questions. 

Six sur dix en font généralement un critère de choix, et un sur dix ne s'intéresse pas du tout à ce sujet quand ils recherchent un tour-operator, un camping ou un hôtel.

Enfin, en écologie comme dans beaucoup de domaines, le nerf de la guerre, c'est l'argent. Et si les Français interrogés se disent de plus en plus intéressés par la préservation de leur environnement en vacances, ils préfèrent que ça ne leur coûte pas trop cher !

Près de 70 % d'entre eux ne sont pas prêts à payer plus de 5 % du prix de leurs vacances pour être sûrs qu'elles soient éco-responsables. Mais plus d'un quart se disent tout de même prêts à débourser 5 à 10 % d'argent en plus.

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