"Ces patients qui dévissaient en quelques heures et qu'il fallait d'urgence envoyer en réa, on n'avait jamais vu ça", témoigne Alexandre Bleibtreu, infectiologue à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Il revient sur l'effroi collectif de la mi-mars 2020 et dresse son bilan d'un an de Covid.

Retour sur une année de Covid dans la vie d'un infectiologue de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, Alexandre Bleibtreu. Image d'illustration.
Retour sur une année de Covid dans la vie d'un infectiologue de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, Alexandre Bleibtreu. Image d'illustration. © AFP / NIcolas Tucat

C'est une année qui n'a ressemblé à aucune autre. Le 17 mars dernier, la France se confinait, plongeant sans le savoir dans plusieurs mois d'une crise sans précédent. Durant les semaines qui venaient de s'écouler, les hôpitaux français avaient fait face, au début de ce que l'on allait appeler plus tard la "première vague" de l'épidémie de coronavirus. D'un coup, le Sars-Cov-2 et la maladie qu'il provoque n'est plus une "grippette" et les soignants sont mobilisés, les hôpitaux submergés. Des moments d'angoisse, de stress, de fatigue, mais aussi formidablement passionnants pour un infectiologue comme Alexandre Bleibtreu, 39 ans, en poste à la Pitié-Salpêtrière, à Paris. 

Un an après, nous avons choisi de revenir avec lui sur cette année hors du commun, de l'interroger, avec le recul, sur l'analyse scientifique du virus et de la maladie, mais aussi sur les applaudissements des Françaises et des Français pendant le confinement, les décisions prises pour enrayer l'épidémie, ou bien la médiatisation des scientifiques. 

Les débuts du Covid dans un contexte social tendu

FRANCE INTER : Il y a un an, vers la mi-mars, où en étiez-vous à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière ?

"Difficile d'être très précis sur les dates. Mais aux alentours du 10 ou du 15 mars, nous étions déjà, pour le service des maladies infectieuses, dans une situation compliquée. Nous étions montés à 56 lits d'hospitalisation, pour un service qui en compte normalement 40 et nous avions arrêté toutes les autres activités pour ne plus faire que du Covid. Nous étions inquiets, mais également extrêmement excités. Cela peut sembler honteux, incongru ou inadapté, bien sûr, mais nous vivions en direct une pandémie mondiale, et il y a avait, fatalement, une part d'excitation. C’est vers le 10 mars que nous avons commencé à avoir des patients qui se dégradaient rapidement et qui mouraient. Ils étaient plus âgés. Car pendant un mois et demi, nous avions eu beaucoup de patients qui avaient eu le Covid mais qui n'en mouraient pas. Jusque là, nous nous étions dit que ça n'allait pas durer, que ça n'allait pas être si grave, que c'était surtout une 'affaire chinoise', et que ça resterait peut-être localisé, en Asie, dans des pays où on sait parfaitement tester, tracer, isoler."

Avez-vous pris cela avec trop de légèreté au début ? 

"Non, dès l’alerte en décembre, nous étions inquiets, car il s’agissait d’un coronavirus et la dernière expérience qu’on avait avec un coronavirus, c’était le Mers, associé à une forte mortalité, donc nous n’avons pas pris ça à la légère. Ce qui s'est passé en Iran, puis en Italie, aux alentours du 15 février, trois semaines avant que ça arrive vraiment chez nous, nous a aussi alertés. 

Mais à l'époque, il faut bien dire qu’il y avait une sorte de condescendance française à dire que ces pays-là étaient débordés car les systèmes de santé n'étaient pas aussi performants que le nôtre.

Sauf qu’en Italie, ça se passait dans une région riche et dotée de supers médecins ! En France, il y a eu la volonté de retarder le plus possible le moment où on a dû se déclarer en épidémie. Il y a eu différents stades et l’on a vraiment attendu très longtemps avant de dire qu’on était en phase 3. Alors que nous, sur le terrain, nous nous rendions bien compte que ça montait. Mi-mars, on a bien compris que ça explosait."

C’était un moment particulier pour l’hôpital, marqué par des mois de grogne sociale…

"Oui, la séquence avait débuté un an avant avec le mouvement Inter-urgences, puis le mouvement Inter-hôpitaux, deux mouvements de grogne contre la destruction du service public. Nous essayions de faire comprendre que le système public hospitalier était en grande souffrance depuis des années et qu'il avait besoin d'être aidé et sauvé. Nous en étions arrivés à un point où plus rien n’était possible à l'hôpital. Il fallait quémander pendant des mois, des années, le moindre matériel. La pandémie est arrivée et en l'espace d'une semaine, nous avons eu des moyens. La direction, les administratifs de l’hôpital, ont eu pour la première fois la bride lâchée. Les consignes de restriction budgétaire ont volé en éclats, et, pour la première fois, le seul objectif a été de sauver des vies, de prendre en charge le maximum de malades. Nous avons vécu une période presque 'magique'. C’était l'humain, le soin d'abord. Avant, c’était l’argent."

Pour un jeune infectiologue comme vous, c'est paradoxalement une expérience incroyable...

"Oui...  Je suis un enfant des années Sida, j'ai passé mon enfance et mon adolescence dans la peur du VIH, avec des amis de mes parents qui sont morts de ce virus. Quand j'ai commencé à m'occuper de maladies infectieuses, tous ces grands professeurs, ces médecins qui m'ont formé, qui m'ont impressionné, étaient, pour une grande majorité d'entre eux, des gens qui avaient vécu la période VIH-Sida et donc vécu une épidémie. 

J'ai travaillé d'abord à Bichat, puis à la Pitié-Salpêtrière, dans les unités d'isolement dédiées aux pathologies hautement infectieuses. J'ai vécu pendant plusieurs années les suspicions de Mers [Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, NDLR] mais sans jamais en voir un seul. Pour Ebola, aussi, nous avons a eu plusieurs alertes, on s'y préparait, mais nous n'avons jamais vu un seul de ces patients. C'est presque un peu frustrant, pour un infectiologue ! Et puis là, c'est vraiment arrivé. Terrifiant, horrible, mais en même temps, formidable. 

Comment vous dire… C'est comme pour un journaliste, j'imagine, interviewer Barack Obama ou, pour un footballeur, gagner la Coupe du monde. S'il n'est pas content de jouer la finale, le footballeur doit changer de métier. Pour nous, c'est pareil. 

Si nous ne sommes pas excité par la lutte contre une pandémie mondiale, il faut changer de métier. C'est le fondement de notre métier, la mise en action de tout ce que nous apprenons, théoriquement. 

Sur la santé publique, la gestion d'une épidémie, la découverte d'une maladie, la recherche sur le terrain, la recherche clinique avancée. Nous nous retrouvons face à une nouvelle maladie, que personne n'avait jamais vue avant... Nous devons prendre en charge les malades, essayer de trouver comment éviter qu’ils en meurent. Il n'y a pas de plus grand combat, de plus grand défi que ça pour un infectiologue." 

Qu’est-ce qui vous a surpris, avec ce virus ? Comment est-on venu à dire, assez vite, que ce n’était pas qu'une "grippette" ?

"Il faut d'abord rappeler l’essentiel : 95 % des patients touchés ne sont pas morts et l’immense majorité n’a pas eu beaucoup de symptômes. D’ailleurs, au tout début, beaucoup de cas n’étaient pas graves. Mais progressivement, on a vu l'âge des malades augmenter et des choses apparaître. En particulier, cette brusque aggravation du 7e jour. Des patients qui allaient très bien lors de la visite à 10h du matin, basculaient en détresse respiratoire à la visite de 17h et devaient être transférés d'extrême urgence en réanimation. C'est quelque chose que nous n'avions jamais vu, dans aucune des pathologies respiratoires que nous connaissions.

Autre manifestation surprenante, que j’ai vue notamment sur un ami de 56 ans et qui m’a vraiment choqué : des malades qui respiraient apparemment très bien mais qui, à l’examen, avaient des constantes respiratoires catastrophiques. Pour cet ami, on a même cru que l’appareil pour l'examiner, le capteur de saturation, était cassé, tellement le chiffre qu’on lisait dessus ne correspondait pas à son état. Sa saturation était très mauvaise. Normalement, avec une saturation pareille, vous n'avez plus assez d'oxygène dans le sang, vous devez être en sueur, très très mal. Il était pourtant sur ses deux pieds, un peu fatigué et il ne sentait rien. C’est à cause de cela, sans doute, que beaucoup de malades se sont aggravés sans le savoir, et sont morts, chez eux peut-être, sans même avoir le temps d’arriver aux urgences. D'autant qu'au début, souvenez-vous, on leur disait de rester chez eux. Entre le moment où mon ami est arrivé à la Pitié et le moment où il a été transféré en réanimation, il s'est passé deux heures."

Peu après la mi-mars, nous avons été confinés. Quel souvenir gardez-vous de ces trois semaines si rudes qui ont suivi à l’hôpital, jusqu’au 10 avril ? 

"Paradoxalement, ça a été plus simple que les semaines qui ont précédé. Nous ne redoutions plus la vague, elle était là. Nous ne manquions plus de moyens ou de personnels, puisque nous avons eu beaucoup de renforts. Nous n'avions qu'une seule mission, qu'une seule maladie à gérer car tout le reste était arrêté, les enseignements, les congrès, les protocoles de recherche. J'arrivais le matin à 8 heures, je repartais à 20 heures. Toute l'équipe était là, nous étions unis dans un objectif commun, on allait dans le même sens. J’en garde le souvenir d’un moment où les gens se sont révélés, en bien ou en moins bien. Et d'une sorte de lune de miel, dans mon service, où chacun savait ce qu'il avait à faire, où on n'a pas compté nos heures et où ça a très bien fonctionné."

Il y a eu aussi la mort, les familles qui réclament des visites à leurs proches...

"Encore une fois, 95% des gens qui vont avoir le coronavirus ou qui l'ont eu ne sont pas décédés et, pour la majorité, sans aucun traitement spécifique donné. Maintenant, c’est vrai que, pendant cette vague de mars 2020, dans notre service, nous avions dix entrants par jour. Trois partaient en réanimation dans les 24 heures, deux mouraient dans ces 24 heures. Ça n'a pas duré très longtemps à ce rythme-là, mais au moins deux ou trois semaines, jusqu'à début avril. Il y avait une telle pression dans le service que, finalement, nous ne pouvions pas y penser tout le temps. Et puis on était une équipe nombreuse, donc nous nous répartissions les patients, les malades, les familles ; tout ne reposait pas sur une seule personne. 

Mais évidemment, c'était extrêmement dur. Assez vite, d’ailleurs, on a fait des entorses au règlement pour que les familles puissent quand même venir.

Je me rappelle que, plusieurs fois au cours de mes gardes j’ai tenu le téléphone pour que les familles récitent les prières aux morts à leur proche qui allait partir. Se retrouver à trois heures et demie du matin dans la chambre d'un patient qu'on connaît à peine, avec la famille au téléphone, qui nous demande de réciter le rituel… c'est particulièrement bouleversant et difficile. Au bout d’un moment, notre morgue a été complètement saturée. Voir les camions réfrigérés se garer en enfilade le long du bâtiment, c'est particulier, aussi. D’autant qu’après la garde, on rentrait seuls, dans les rues désertes."

"C'était évident qu'on ne réglerait pas ça en quelques semaines"

Quel souvenir gardez-vous des applaudissements ? 

"Mes journées c’était du 8h-20h. À l’hôpital, nous étions dans l’action, on ne voyait pas vraiment ce qu’était le confinement que vivaient les gens. Mais, en rentrant, dans le silence, tourner dans sa rue au moment où les gens ouvrent les fenêtres et applaudissent… Ce serait un mensonge de dire que ça ne bouleverse pas, que ça ne fait pas chaud au cœur. Même si, dès cette époque-là, je me doutais bien que ça ne durerait pas et que de tous ces applaudissements, on les payerait très cher. Cette façon qu'avait l'exécutif de se cacher derrière les médecins, le conseil scientifique, pour justifier ses décisions, ça m’inquiétait, je me disais que la vindicte populaire allait finir par se retourner contre nous. Vous voyez, c’est exactement ce qui se passe : maintenant, on nous parle de dictature sanitaire, on est les confineurs. 

Moi, par exemple, je suis plutôt pour un reconfinement dur, pendant une courte durée. Avec ensuite une réouverture très contrôlée, un peu comme ce que font l'Australie ou la Nouvelle-Zélande. Mais quand je dis ça sur les réseaux sociaux ou autour de moi, je me fais insulter. Sauf que ce n'est pas de ma faute, si ce virus existe et entraine une telle pagaille ! S’il n’y a pas plus de morts, c’est justement parce qu’on a freiné toutes les activités de la planète. Si le système de santé collapse, qu’on n’a pas de quoi soigner tout le monde, ça fera encore plus de morts."

Vous imaginiez, le 15 mars 2020, qu’on en serait encore là aujourd’hui ? 

"Oui, il y a un an, moi, j'étais persuadé qu'on était partis pour, minimum, 18 mois. Je savais qu’on n’aurait pas de vaccin avant au moins un an et que, pour que tout le monde soit vacciné et protégé, il faudrait probablement autant de temps. Donc c'était assez évident que ça ne se réglerait pas en quelques semaines. 

De la même façon, j'étais persuadé que lorsqu'on lèverait le confinement, les mêmes causes reproduiraient les mêmes effets et qu'il y aurait une deuxième vague, puis une troisième, puis une quatrième, peut-être même une cinquième, jusqu'à ce que l'arrivée de vaccins permette de s'en sortir. Et là, ce dont je suis à peu près persuadé, c'est que la seule façon de faire reculer temporairement l'épidémie, tant que la couverture vaccinale reste incomplète, c'est de restreindre quasiment à néant les interactions humaines."

Dans quel état est le médecin, après cette année si particulière ?

"L'année qui s'est écoulée est le condensé d'une carrière médicale. La découverte, l'adaptation, des hypothèses qui tiennent la route, d’autres qui tombent à l'eau, de la réussite, des échecs, des moments de grande tension ou de grande cohésion au sein des équipes. 

J'ai aussi la déception qu'on ait exposé nos débats scientifiques, nos dissensions aux regards de tous, alors qu’ils auraient dû rester entre nous. C'est comme si l'on jugeait France-Inter à vos débats de conférence de rédaction, qui ne regardent que vous, plutôt qu'à l'aune de ce qui passe à l'antenne. 

Il y a eu Raoult, il y a eu aussi les 'rassuristes' qui juraient qu’il n’y aurait pas de deuxième vague, ceux qui disent aujourd’hui que reconfiner c’est de la folie. On a exposé et on expose tout ça, encore, dans les médias. J’y ai participé moi aussi. Vous êtes invité pour répondre à des questions sur un plateau télé et cinq minutes après, on invite, sur le même plateau, un autre médecin pour dire complètement le contraire. Finalement, votre parole n'a plus aucune valeur et les gens ne peuvent plus comprendre. Ils voient défiler toute la journée des dizaines de médecins qui vont leur dire quelque chose de différent. Ce qu'ils retiennent, c'est qu'ils ne sont pas d'accord entre eux et notre parole ne veut plus rien dire, n'a plus de valeur. 

Autre chose : cette maladie n’était connue de personne, donc tout le monde s’est improvisé expert. Or, il faut savoir où est son seuil d’incompétence, c’est la meilleure qualité chez un docteur et c’est ce que me disait l'un de mes vieux professeurs. Moi je ne suis ni virologue, ni épidémiologiste, ni expert en santé publique : je dois répondre que je ne suis pas le mieux placé pour parler de certains aspects de cette épidémie. Et ce n'est pas parce que l'on est à l'AP-HP, ou qu'on est professeur, que l'on sait répondre à tout."

La médiatisation des scientifiques

Alors regrettez-vous d’être allé sur les plateaux de télé ?

"Non, parce que c’est important de dire ce qui nous semble juste et scientifiquement valide. Mais c’est vrai qu’à partir du moment où vous acceptez d’y aller, vous êtes responsable de la cacophonie ambiante ! Il faut le reconnaitre, c’est grisant aussi d’être vu et entendu. Je ne vais pas vous mentir, que des amis me voient à la télé ou que ma mère me lise dans le journal, ça fait plaisir ! Je n’ai pas tant participé que ça d’ailleurs, j’aurais pu le faire beaucoup plus. 

À un moment, je ne sais pas comment ils ont eu mon numéro, mais plein de médias m’appelaient, tout le temps. J’avais 30 SMS par jour pour des sollicitations, on me proposait même le taxi pour venir parler de tout, vraiment de tout, jusqu'à comment se placer à table à Noël pour éviter le Covid ! Avant la crise, j’avais 90 followers sur Twitter, je m’en servais pour plaisanter avec les copains, et là j’en ai eu mille d’un coup, avec des journalistes qui m'appelaient pour que je commente le moindre post que j'avais écrit. Donc, à un moment donné, c'est une spirale dévorante. Je me suis rendu compte aussi que quand je disais non, on invitait Tartempion à la place, sans qu’il soit forcément infectiologue. Il fallait juste remplir la case…"

Finalement, comment la science sort-elle de cette année de Covid ? Grandie ou affaiblie ?

"Grandie dans le sens où tout est allé quand même très vite : moins d’un mois pour isoler le génome du virus, moins d’un an pour fabriquer un vaccin, un nombre d’essais cliniques monstrueux. Mais à la fois, elle en sort extrêmement entachée parce que, pour une étude scientifique correctement menée, il y en a 200 qui ne le sont pas. Sans parler des articles scientifiques. Sur tous ceux qui ont été publiés, combien feront date ? 

À cet égard, l’hydroxychloroquine est la plus grosse blessure faite à la recherche et la science cette année. On est passé d'une médecine fondée sur les preuves à une médecine fondée sur une opinion, sur du vent. 

L’ivermectine, la vitamine D, c’est pareil. Aucune preuve, du vent. Ça n'a sauvé personne. Pour l’instant, le seul traitement efficace, c'est la corticothérapie, les anticoagulants, et l’oxygénothérapie. Tout le reste, à l'heure actuelle, ça ne marche pas. 

Idem pour les anticorps monoclonaux : entendre un ministre, il y a quelques jours, annoncer qu'un anticorps monoclonal et l'interféron étaient les nouvelles pistes pour sauver les gens du Covid, ca ne repose sur aucune publication scientifique solide ! Peut-être que que des cocktails d'anticorps monoclonaux ou même des anticorps polyclonaux apporteront un bénéfice chez certains patients dans le futur, pourquoi pas, mais pour l’instant, on n'a pas les données pour le dire. 

Précisément, la science, ce n’est pas d’annoncer des choses qui ne sont pas encore prouvées, avérées. On aimerait y croire, c’est sûr mais pour l’instant, on n’a rien. D’ailleurs, on oublie de regarder en arrière. Le Mers, on le connaît depuis 2012, et à ce jour, il n'y a aucun traitement qui fonctionne sur ce virus. Moi, je fais partie de ceux qui pensent qu'on aura jamais aucun médicament qui sera actif sur le Sars-Cov-2.  La seule chose qui permettra de se sortir de cette pandémie, très clairement, c'est la vaccination."

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