Les syndicats du groupe de prêt-à-porter ont rendez-vous ce jeudi avec la direction pour évoquer les offres de reprise de l'enseigne de chaussures et de vêtements, que le groupe Vivarte entend céder au grand dam des salariés. Beaumanoir, Chausséa et Lidl sont en première ligne.

Le site logistique de Châteauroux et ses 200 emplois en danger
Le site logistique de Châteauroux et ses 200 emplois en danger © Radio France / Maxime Deb

Les repreneurs avaient jusqu'à ce mercredi minuit pour se manifester ou concrétiser leurs offres, et c'est chose faite. Selon nos informations, le groupe Beaumanoir, qui détient notamment les marques Cache-Cache et Bonobo aurait formulé un intérêt pour la reprise de 370 magasins. De son côté, Chausséa pourrait en reprendre 158, quand Besson, autre spécialiste de la chaussure, aurait des vues sur une soixantaine de boutiques et Gémo sur une vingtaine. Enfin Lidl envisagerait de transformer quelque 65 magasins en supermarchés.

"Est-ce que des salariés du prêt-à-porter auront envie d'aller bosser pour la grande distribution ?" s'interroge un syndicaliste. C'est l'une des questions qui se pose, et de loin pas la seule. Car si les marques d'intérêt sont nombreuses, encore faut-il relativiser. 

2 500 emplois en sursis 

Une source en interne appelle à se méfier de ces chiffres : il se peut que les différents repreneurs soient intéressés par les mêmes sites. Il va donc falloir faire un tri entre toutes ces offres, qui ne concernent que très peu la logistique. La Halle compte deux centres de dépôts à Châteauroux et Issoudun. Et là, "pas d'offre très concrète sinon de l'entreposage". En l'état, seulement une poignée de salariés - une trentaine voire une quarantaine - pourraient être repris à terme, selon un cadre du siège. Ils sont aujourd'hui 500 déployés sur ces deux sites.

La Halle qui compte aujourd'hui 860 magasins, se portait déjà très mal avant l'épidémie. Les syndicats dénoncent un "effet d'aubaine" de la part de la direction de Vivarte, son propriétaire, ancien géant du textile, qui ne fait que se séparer d'enseignes depuis des années. Selon les représentants des salariés, ce sont plus de la moitié des effectifs (plus de 2500 sur 5000) qui pourraient être mis à la porte. 

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