Plus de la moitié des 22 vacanciers partis en voyage organisé en Égypte entre le 5 et le 16 février, sont positifs au coronavirus. Deux d’entre eux sont hospitalisés dans un état grave. Les autres sont en observation ou en quarantaine. Thibault Lefèvre a retracé leur parcours.

Le Sphynx de Gizeh
Le Sphynx de Gizeh © AFP / Khaled Desouki

Les deux cas graves sont deux hommes. Le premier a 72 ans, il est originaire de Plougonvelin, dans le Finistère. Il a été pris en charge il y a une semaine avec son épouse. Selon ses proches, lui est actuellement dans un état stationnaire. Elle, est sous surveillance au service des maladies infectieuses de l’hôpital de Brest. 

Le deuxième cas critique a plus de 80 ans. Il est originaire de Levernois, un village de Côte d’Or. Il est hospitalisé en réanimation à l’hôpital de Beaune. Là aussi, sa compagne est positive au coronavirus mais sa situation n’inquiète pas les médecins. Elle est d’ailleurs rentrée chez elle, en début de semaine, mais reste sous surveillance.  

Cette femme dit avoir été la première à tomber malade, après avoir voyagé le 5 février sur un vol Air France, entre Paris et Le Caire, à côté d’une personne qui, selon elle, "toussait beaucoup". Et c’est là où ça se complique car le groupe a évidemment beaucoup bougé et donc multiplié les contacts. 

Ils ont d’abord visité la capitale égyptienne, puis pris un avion pour Louxor avant de partir en croisière : une semaine sur le Nil, selon l’organisateur du voyage, avec près de 140 personnes à bord, des touristes étrangers et des membres d’équipage.

L’Égypte dit avoir testé le personnel du bateau, sans résultat pour le moment. Les voyagistes ne communiquent pas sur l’identité et l’état des participants à la croisière. 

Enfin, les 11 Français, positifs au coronavirus, mais dont l’état n’inspire aucune inquiétude, sont sous surveillance, chez eux, en Bretagne, en Bourgogne, en Île-de-France et dans la région de Grenoble.

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