Retour de cet exercice toujours aussi passionnant à réaliser : la visite d'un artiste chez lui, devant ses livres, disques ou films de chevet (cet été, du 21 juillet à la fin août, chaque jour, Ali Rébéi, remplaçant, rediffusera 6 minutes de ces rendez-vous). Aujourd'hui, Daniel Pennac, l'auteur des Malaussène. Jamais vu ça. L'entrée chez lui (rue de Bagnolet à Paris) se fait par la salle à manger. Ambiance "chalet" avec un poële, une grande table et sur les 4 murs, entourant la table et les invités, des bibliothèques. Dans ces étagères (du bois récupéré sur des echaffaudages, un beau bois clair piétiné mille fois), les livres sont appétissants. Ils cotoient des assiettes, des verres et des bouteilles de vin, comme si la littérature pouvait donner lieu à un festin. Idée généreuse d'un joyeux partage autour des plats, du vin et de la lecture. D'ailleurs, quand Pennac saisit un livre pour en parler, il l'ouvre et lit systématiquement un passage souligné. L'ancien professeur de français a toujours ce souci de la transmission du plaisir, de la beauté. Et dans ce rôle, il est sacrément prescripteur. Disons le, une fois dehors, je me sens même contaminé. Plus les heures passent, plus l'envie de lire ce qu'il conseille grandit!Envie de lire "Adolphe" de Benjamin Constant, tout Russel Banks, et "le Grand passage", deuxième roman de Cormac Mac Carthy (1994). Et encore? "Manuscrit trouvé à Saragosse" de Potocki, ou l'anglais Magnus Mills et ses petites histoires absurdes, "Retenir les bêtes" et "Sur le départ". Et encore? La suite, bientôt, un vendredi prochain, dans "Esprit critique".

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