Quoi de neuf au courrier de ce matin ? Non, ne vous inquiétez pas, je ne vous donnerai lecture ni de mon relevé bancaire (triste récit !) ni de mes factures EDF (triste addition !). Mais deux « courriers » peuvent vous intéresser (j’ai la faiblesse de le croire). De quoi s’agit-il ?D’abord du nouveau numéro de « Studio Ciné Live ». Daté de mai, il met en couverture le dénommé Hugh Jackman alias Wolverine (là, je passe mon tour). C’est l‘éditorial de son rédacteur en chef, Fabrice Leclerc, qui attire mon attention. Il revient à juste titre sur les présupposés et clichés véhiculés par des producteurs et auteurs de comédies françaises à l’égard des critiques de cinéma. Tout a déjà été dit et écrit à ce sujet (sauf peut-être cette anecdote véridique : Gad Elmaleh a fait appeler un journaliste par son attachée de presse pour savoir si, à la suite de la parution d’une mauvaise critique de « Coco » dans son journal, il ne serait pas, je cite, « antisémite »… curieux tout de même cette tendance à faire des listes de la part d’un comique…mais fermons la parenthèse désenchantée). Oui, tout a été dit et écrit sur ces pratiques ridicules émanant notamment de producteurs et qui visent à séparer de façon arbitraire le bon du mauvais journaliste. Leclerc se paye juste le petit moment de bonheur de dire que « Coco » a été « plutôt bien reçu » par la rédaction alors qu’il n’avait pas été possible de voir le film à temps sans s’engager à en dire du bien par avance. Petite revanche plaisante, même si par ailleurs on se désole de ce que la rédaction de ce mensuel « a plutôt bien reçu » ce navet ! Mais la leçon est encore plus cuisante pour les coco-censeurs véritables matamores et champion du discours tonitruant lequel en l’occurrence a fait « Pschitt » !L’autre « courrier » du jour, c’est un livre. Un drôle de livre à vrai dire, édité par La Martinière. Il se présente sous la forme d’un coffret et renferme en fait un volume de 200 pages accompagné d’un boîtier électronique. On comprend qu’il s’agit d’un livre-jeu avec 1000 questions sur le cinéma. Du genre « Qui a réalisé « Les Ensorcelés » en 1952 et s’ensuivent quatre propositions (C’est Vincente Minnelli au fait !) A quoi sert donc le fameux boîtier, me direz-vous ? On peut tout simplement l’utiliser pour jouer : il vous indique la bonne réponse et au final votre score. À l’heure d’internet et de l’interactivité permanente, un tel concept semble tout droit sorti de l’édition des années 80. Mais, justement, c’est ce qui fait son charme. C’est presque du minitel appliqué à la culture cinématographique. Rassurez-vous les questions sont raisonnablement difficiles.N’ayant strictement aucun intérêt dans l’entreprise, je vous parle en toute liberté de ce petit cadeau idéal qui dormira un jour dans votre bibliothèque et que vous ressortirez dans 25 ans, date à laquelle le dispositif vous paraîtra médiéval si tant est que la pile du boîtier ait résisté jusque -là. Vous jugerez alors si la nostalgie est toujours là !La phrase du jour ?« J’ai dit que je ne te quitterai jamais ! »Ilsa Lund, alias Ingrid Bergman, qui se noie dans les yeux de Rick Blaine, alias Humphrey Bogart, dans « Casablanca » de Michael Curtiz

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