Le carnet d'or de Doris Lessing
Le carnet d'or de Doris Lessing © radio-france

Nobel de littérature en 2007, l'écrivain britannique vient de mourir à l'âge de 94 ans. Elle était l'un des auteurs les plus marquants de la littérature anglaise du XXe siècle, toute surprise, à l'époque, d'être distinguée par le prestigieux prix.

Fille d'un employé de banque et d'une infirmière, Doris May Taylor, grandit en Perse (qui deviendra Iran) et part en 1925 en Rhodésie (Zimbabwe), où sa famille espère faire fortune en cultivant le maïs. Elle quittera le pays à 36, écoeurée par l'Apartheid, avant de s'installer à Londres et d'entamer sa carrière d'écrivain.

Dans son oeuvre, largement autobiographique, elle reste très engagée politiquement et socialement. Son premier livre, "The Grass is singing", sort en 1950 et la rend aussitôt célèbre comme auteur engagée aux idées libérales.

Elle écrira une quarantaine d'ouvrages, plutôt réalistes, où elle évoque les thèmes du conflit des cultures, les flagrantes injustices de l'inégalité des races, la contradiction entre la conscience individuelle et le bien commun, avec une extraordinaire capacité de création de personnages.

> À ÉCOUTER : Le mois dernier, Guillaume Gallienne consacrait son émission "Ça peut pas faire de mal" à Doris Lessing

"Oh, Christ"

"The Golden Notebook" ("Le Carnet d'or", publié en 1962) est considéré comme un classique de la littérature féministe, sauf par son auteur, qui s'en défend.

En 2007, alors qu'elle vient d'arriver chez elle en taxi, un journaliste de Reuters lui apprend qu'elle vient d'obtenir le prix Nobel de littérature. Sa première réaction : soupirer et lancer aux journalistes un "Oh, Christ" désabusé, avant de tourner le dos à la troupe des reporters (voir vidéo ci-contre).

"C'était un auteur merveilleux doté d'un esprit original et fascinant", lance son agent, Jonathan Clowes. "Ce fut un privilège de travailler pour elle, elle va immensément nous manquer".

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