Le Monde publie un nouveauhors série dans la collection « une vie une œuvre », consacré à Victor Hugo. A l’occasion du 150e anniversaire de la parution des Misérables , plongez dans l’univers d’un auteur qui demeure au cœur de l’actualité du XXIe siècle.

Un portrait de Victor Hugo a été réalisé par le journaliste et écrivain Jean-François Kahn , qui lui a consacré deux essais. Il montre comment « l’homme de toutes les libertés » a été autant adulé qu’exécré, pour des raisons politiques, idéologiques et sociales.

Ce numéro propose un ensemble de « Textes choisis » de l’auteur qui n’oublie ni le poète, ni l’homme de théâtre, ni le romancier, ni l’homme politique. A lire également l’hommage des politiques : Jean-Luc Mélenchon, Marine le Pen, Jean-François Copé, Aurélie Filippetti, etc. Ils expliquent dans notre dossier « Débats : Hugo dans la campagne 2012 », ce qui subsiste, selon eux, de Victor Hugo.

Retrouvez également dans ce hors série, de nombreux hommages rendus à l’auteur, notamment ceux de Robert Badinter et Martin Hirsch .

A lire également, un entretien avec Jean-Marc Hovasse , auteur d’une biographie de référence consacrée à Victor Hugo. Il soutient que l’écrivain a dominé son siècle parce qu’il a su s’imposer très tôt dans tous les genres et qu’il est tout entier dans Les Misérables .

Unportfolio , une chronologie illustrée et un lexique complètent ce hors série du Monde .

« Gavroche à 11 ans », par Victor Hugo (plume et lavis d’encre brune).
« Gavroche à 11 ans », par Victor Hugo (plume et lavis d’encre brune). © radio-france

T ant qu’il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d’une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans de certaines régions, l’asphyxie sociale sera possible ; en d’autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. Hauteville House, 1862.Victor Hugo, préface des Misérables.

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