Maryse Rivière
Maryse Rivière © Radio France

C’est l'histoire d’une hôtesse de l’air devenue auteure de polar . Peu banal. Et ce qui l’est encore moins, c’est que cette hôtesse de l’air est lauréate d’un prix souvent réservé à des policiers qui se lancent dans l’écriture.

Le prix du Quai des Orfèvres 2015 a été décerné à Maryse Rivière, pendant 25 ans navigante à Air France sur longs et moyens courriers. Son livre, Tromper la mort (Fayard) paraît ce lundi en librairie.

Maryse Rivière a vraiment été hôtesse de l’air. Quand on voit son allure soignée, ses jolis yeux bleus et son sourire, on ne peut se douter de rien. Elle a l’air plutôt amusé par les réactions à son prix.

Les passagers auxquels elle a demandé pendant des années d’attacher leur ceinture n’imaginaient sûrement pas ce qu’il y avait dans sa tête : des tueurs en série, des meurtres, des enquêtes.

Ce qui fascine, ce sont les clichés sur les hôtesses de l’air, les voyages, les aventures, les hôtels, la vie facile. En réalité, les navigants sont des gens complexes. Ils ont refusé d’avoir une vie régulière. Un peu comme les grands flics. Nous sommes doubles !

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Le polar permet mieux que la littérature blanche, d’explorer certaines zones de la société. Ça m’intéresse. Même si ce que j’aime, avant tout, c’est raconter des histoires .

Tromper la mortraconte l’histoire d’un libraire, Yann Morlaix, devenu tueur en série.

Réfugié en Irlande, alors qu’on le croyait mort, il commet le meurtre de trop, celui qui remet les polices française et irlandaise sur ses traces.

Maryse Rivière - Trompe la mort
Maryse Rivière - Trompe la mort © Radio France
**Maryse Rivière** connaît parfaitement l’Irlande, elle y a de la famille. Elle a étudié à fond les procédures de coopération entre polices européennes. Le roman de Maryse Rivière a d’abord été refusé par Calmann-Lévy, l’éditeur de son précédent livre. «_Mon éditrice faisait paraître un autre polar qui se déroulait en Irlande. Elle trouvait que deux polars « irlandais » en même temps, c’était trop._ » Maryse Rivière cherche sur internet le règlement du prix du Quai des Orfèvres. Le jury, composé de grands flics et de magistrats, examine les manuscrits de façon anonyme. Elle envoie le sien…et n’y pense plus. En juin 2014, sans nouvelle, elle pense qu’elle n’a pas été choisie. Jusqu’à ce coup de fil de chez Fayard, en septembre. La cérémonie de remise du prix a eu lieu la semaine dernière au 36 quai des Orfèvres. Le directeur de PJ parisienne, Bernard Petit lui a remis un chèque de 777 euros. Son livre va être tiré à 50 000 exemplaires. **► ► ► RÉÉCOUTER| [ France Inter et le 36 Quai des Orfèvres](http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-bain-salon-du-livre-le-36-quai-des-orfevres-a-mi-chemin-entre-l-actu-et-le-polar)**
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