Parce qu’il est inutile parfois de faire de longs discours et singulièrement après minuit, je vais en quelques lignes vous dire tout le bien que je pense d’un livre que j’ai reçu aujourd’hui. Il s’agit de la nouvelle édition de l’imposant volume écrit par Vincent Pinel pour les éditions Larousse : « Le siècle du cinéma ». Plus de 550 pages au format XXL pour raconter année par année l’histoire du cinéma, de 1895 à 2008 donc. Mêlant pour chaque année analyses, faits, chiffres, récompenses et anecdotes, l’auteur fait littéralement revivre sous nos yeux ce que furent 365 jours de cinéma en 1907 aussi bien qu’en 1970 et en 2007. Loin d’être un aride exercice d’érudition documentaire, ce parti pris strictement chronologique prend des allures de récits passionnants. On s’arrête au hasard (la lecture de cet ouvrage se doit d’être vagabonde et joyeuse !) sur l’année 1955 et jaillissent alors de véritables pépites où cohabitent, excusez du peu, Satyajit Ray et son « Pather Panchali », Welles et son « Arkadin », Lang et ses « Contrebandiers de Moonfleet », Kazan et « A l’Est d’Eden », sans parler d’Aldrich avec « En quatrième vitesse », Nicholas Ray et « La Fureur de vivre », Charles Laughton et « La Nuit du chasseur », « Lola Montès » de Max Ophuls et « Le Sabotier du Val de Loire » de Jacques Demy. Quelques perles parmi d’autres. On ne donne alors qu’un maigre aperçu du contenu des quatres pages consacrées à cette année-là aussi exceptionnelles… que les autres en fai !. C’est à dire pleines de chefs d’œuvre et d’auteurs talentueux et inspirés. Le livre de Vincent Pinel donne le tournis à force de multiplier ainsi les références à ce qui fait l’histoire et l’essence du cinéma mondial. On passe alors d’une année à l’autre comme un enfant émerveillé dans un magasin de jouets. Chaque photo fait naître et renaître des émotions ou des envies. Il ne faut pas hésiter à se laisser emporter par ce tourbillon de films, ce tourbillon de la vie du cinéma à travers les années. Ce livre est plaisir !Ah ! ça ira !La phrase de la nuit ?« Je ne sais quoi, pourtant, dans mon cœur en murmure. »Pierre Corneille, « Héraclius »

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