Couverture Est-ce qu'on pourrait parler d'autre chose ? ok
Couverture Est-ce qu'on pourrait parler d'autre chose ? ok © Gallimard BD / Roz Chast

Roz Chast raconte avec tendresse et humour la détresse d’une femme face à la fin de vie de ses parents dans « Est-ce qu’on pourrait parler d’autres chose ? ».

Un jour, sans prévenir, vos parents deviennent âgés. Très âgés. Et il faudra vous en occuper jusqu’au bout. C’est ce que raconte Roz Chast, célèbre illustratrice du New Yorker, dans Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose ? La dessinatrice évoque la résistance de sa mère à l’hospitalisation suite à une chute; la sénilité de son père, jusqu'alors cachée par la vitalité de la mère, avant le passage en maison de repos, puis la mort de l’un et de l’autre.

Roz Chast fait le récitde ce quotidien qui se rétrécit, d’une vie ultra économe, dans laquelle le moindre incident devient une catastrophe . C’est leur vie d’avant, avec les travers qui se creusent : lui, grand phobique de tout, sorte d'handicapé du quotidien; elle, plutôt tyrannique, championne des «décharges à la Chast», des engueulades violentes. L'auteure en profite pour faire des retours sur son enfance un peu solitaire, fille unique d’un couple marié pendant 63 ans très soudé, mais pas très gai.

Avec une grande tendresse et beaucoup d’humour, Roz Chast livre une histoire touchante, dans laquelle elle ne se donne pas toujours le beau rôle. Elle décrit avec une grande justesse les rapports parents-enfants à l’âge où tout le monde est adulte. Quand ses géniteurs atteignent 90 ans, les rôles s’inversent, ce qui n’est pas facile à vivre.Ses bulles denses et précises font de Roz Chast, la cousine en BD de Woody Allen . D’autant que comme le réalisateur de Manhattan , elle en profite pour dessiner en creux New York - mais plutôt côté Brooklyn.

Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose ? Roz Chast – Gallimard BD

Roz Chast :

Mon travail a toujours été personnel, ce livre était dans la continuité. Je n’ai jamais écrit d’autobiographie, mais ce qui ce passe dans ma vie est toujours apparu dans ce que je créais. Et quand j’ai traversé la période de la fin de vie de mes parents, lorsque j’ai dû prendre en charge beaucoup de situations nouvelles, le dessiner et l’écrire était une suite logique.

Le plus difficile dans l’écriture a été de trouver la structure du récit. Pour moi, écrire ou dessiner sont liés et je ne crois pas que l’un soit plus ardu que l’autre. Mais le plus douloureux était de de ne pas avoir pu être plus proche de ma mère, et cela a marqué toute ma vie. Ce n’était pas compliqué de s’en rappeler pour écrire le livre, mais c’est un élément biographique essentiel.

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