Alberto Manguel présidera le 34è jury du Prix du livre inter, le 1er juin, et annoncera le lauréat ou la lauréate le lendemain, dans "Esprit critique". (Le prix est organisé par Eva Bettan et les journalistes du service culturel, avec Irène Ménahem).L'écrivain canadien de 60 ans, né à Buenos Aires et habitant d'un hameau dans le Poitou, entouré de 30 mille livres, est venu ce matin raconter son amour de la littérature. Cet essayiste consacre sa vie à écrire sur la lecture ("Je Lis. Si j’ai le temps, j’écris"). Mon conseil : vous devriez écrire pour devenir juré, et ainsi, en plus de la lecture de dix romans français, vous pourriez découvrir cet homme fascinant.Dans "Histoire de la lecture" ou "le journal d'un lecteur", ou encore "la bibliothèque, la nuit", chez Actes Sud, il écrit :« Toute bibliothèque est autobiographique, un autoportrait »« Les lecteurs ont depuis toujours été traités de fou, de lâches, de misanthropes, de solitaires. Parce qu’on veut confondre l’espace intime crée par la lecture avec un éloignement. En fait, c’est le contraire. On rentre dans le monde en rentrant dans un livre. Et on y rentre à plusieurs. On lit à deux, à quatre, à mille. L’amour d’un livre qui se propage, c’est vertigineux"."La lecture est en danger, nous entrons dans une période de déshumanisation, les pouvoirs économiques organisent la misère intellectuelle"Et puis cette phrase que l'on croirait écrite pour le Livre Inter : "L'amour d'un livre qui se propage, c'est vertigineux".Tenté(e)? Ecrivez à :Livre InterMaison de Radio France75220 Paris Cédex 16 (avant le 20 février minuit)

E Bettan, V Josse, N Demorand, B Duvic, A Manguel
E Bettan, V Josse, N Demorand, B Duvic, A Manguel © C Abramowitz/RF
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.