La 34e édition du Salon du livre de Paris (21-24 mars) sera l’occasion de rendre hommage à Julio Cortázar dont c'est le centenaire de la naissance.

Julio Cortázar
Julio Cortázar © Wikimedia - Commons - Domaine public

Né le 26 août 1914 à Bruxelles, fils d'un consul argentin, il a passé son enfance et son adolescence à Buenos Aires. Instituteur, puis professeur, Julio Cortázar renonce pour des raisons politiques à une chaire universitaire et s'installe à Paris en 1952. Il y travaille comme traducteur pour l'Unesco.

Très marqué par des écrivains tels que Cocteau et les surréalistes, c’est surtout chez Jarry qu’il trouve l'humour comme moteur de l'imaginaire.Bestiaire (1951) initie sa carrière de conteur. Les nouvelles des Armes secrètes (1959) montrent des personnages en proie à des obsessions ; l'un d'eux a inspiré Antonioni pour Blow-Up .

Tous les feux, le feu (1966) évoque la thématique de la solidarité.

Marelle (1963) fait sensation, car ce récit d’une aventure entre Paris et Buenos Aires expérimente une dualité narrative entre rêve et réalité.

Julio Cortazar par REP au Salon du livre sur le pavillon de l'Argentine
Julio Cortazar par REP au Salon du livre sur le pavillon de l'Argentine © France Inter / Anne Douhaire

DansLe Tour du jour en quatre-vingts mondes (1967), l’auteur met en scène sa femme, son chat, ses amis, morts ou vivants. 62. Dernier Round (1969) parle de la misère en Inde et affine les idées de Cortázar sur l'art et la littérature. Le Livre de Manuel (1974) met en scène un « intellectuel de gauche » lassé de tout. Les derniers recueils – Octaèdre (1974), Glenda, nous l'aimons tant (1980), Heures indues (1984) – sont une porte ouverte sur d’autres univers, souvent fantastiques. Pour Cortázar, l'exercice de la littérature est un acte révolutionnaire ; son écriture imprégnée d'humour et de poésie déborde de trouvailles verbales et psychologiques. Soutien des victimes des dictatures, il milite au sein d'organisations comme le Tribunal Russell ou Amnesty International. Il est mort à Paris le 12 février 1984. > La juxtaposition de la vision enfantine et de la vision adulte fait le poète, le criminel, le cronopio et l'humaniste. (Cronopes et fameux , 1962). Avec Maria Contreras, de la Bibliothèque de Radio France ### Le roman graphique : La racine de l'Ombù

Julio Cortazar en 1947 au Pavillon de l'Argentine par REP au Salon du livre
Julio Cortazar en 1947 au Pavillon de l'Argentine par REP au Salon du livre © France Inter / Anne Douhaire

La racine de l'ombu, d'Alberto Cedron et Julio Cortazar est un roman graphique qui traite des dictatures argentines. Il a été conçu il y a 35 ans à Paris, publié pour la première fois en France le 8 novembre 2013.

Cet inédit sort enfin de l'oubli.

[Note de l'éditeur Collectif des métiers de l'édition] Une voiture tombe en panne dans la campagne argentine. Son conducteur, étranger, trouve refuge dans une maison bordant la route, le foyer accueillant d’Alberto. La nuit est prétexte à toutes les confidences et Alberto raconte son histoire, celle de sa famille et celle de son pays, l’Argentine, pris dans les remous de la dictature et de la lutte sociale. Œuvre conjointe de deux Argentins exilés en Europe, La Racine de l’Ombú plonge le lecteur dans une allégorie de l’Argentine des années trente aux années quatre-vingt, à travers une divagation sur l’histoire, une hallucination nocturne contre l’oubli.

la racine de l'Ombu  cortazar
la racine de l'Ombu cortazar © Editions CMDE

Cortázar et Paris

Dans cette vidéo, à partir de 4'35 - Extrait d'un documentaire de Tristan Bauer

Au Salon du Livre, de nombreuses tables rondes seront organisées et une exposition inédite sera proposée sur le stand argentin. L' exposition Julio Cortázar dévoile sa vie et son oeuvre à travers une multitude de documents et de photographies rares.

Salon du Livre : les argentins invités et les absents, avec l'avis de Laura Alcoba sur la polémique concernant l'absence de certains grands noms de la littérature argentine, et l'entretien avec Cesar Aira, écrivain absent.

REP en train de peindre la fresque consacrée à Julio Cortazar au Salon du livre
REP en train de peindre la fresque consacrée à Julio Cortazar au Salon du livre © France inter / Anne Douhaire
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