Le trait épais du dessin à la gouache de Jean-Claude Götting en trichromie gris, blanc, noir et jaune, se met au service d’une atmosphère mélancolique...

Couverture Watertown
Couverture Watertown © Casterman / Gotting

États-Unis, fin des années 1950. Philip achète son muffin quotidien, salue la boulangère Maggie Laeger, et lui lance : « À demain ». Mais à son salut habituel, il s’entend répondre : « Non, demain, je ne serai plus là ». Le lendemain, M Clark, le boulanger est retrouvé mort, écrasé par une lourde étagère, et Maggie a disparu. Dès les premières pages, le décor est planté : la banale ville moyenne américaine de Watertown dans laquelle on suit la quête de Philip, employé qui ne se veut pas se contenter de la thèse officielle de l’accident… L’histoire vient d’une note dans l’un des carnets de Jean-Claude Götting. Mais c’est l’acquisition, sur un site d'enchères, d’un album de photos anciennes d’une famille américaine qui va déclencher l’écriture. L’auteur a ensuite distillé ses indices, lentement, comme dans un bon polar. À la manière des romans de Frederic Brown, qu’il affectionne particulièrement, dans lesquels les personnages sont souvent des anonymes plongés dans des faits-divers incroyables. Le trait épais du dessin à la gouache de Jean-Claude Götting en trichromie gris, blanc, noir et jaune, qui rappelle le pastel, se met au service d’une atmosphère mélancolique. Une ambiance qui se prête très bien à la disparition. Watertown de Jean-Claude Götting est publié chez Casterman ### Jean-Claude Götting : > J’ai acheté un vieil album de photos d’un famille américaine dans l'idée d'avoir de la documentation authentique

J’écris d'abord une nouvelle, et je passe au dessin, je n’ai pas besoin d’un story board

Feuilletez quelques pages :

Le site de Jean-Claude Götting

Les planches originales deWatertown  à la galerie Huberty-Breyne

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