L'écrivain et le dessinateur signent un polar poétique et romantique à New York dans les années 1950.

Détail de la couverture de Gramercy Park de Thimotée de Fombelle et Christian Cailleaux
Détail de la couverture de Gramercy Park de Thimotée de Fombelle et Christian Cailleaux © Gallimard BD

Dans les années 1950, une femme énigmatique surveille son voisin d’en face en parlant de "consolation". Elle soigne des abeilles, et nettoie leurs ruches sur un toit. Rapidement, on s’interroge : Que fait cette ancienne danseuse française à New York ? De quoi son mari est-il mort ? De quelle consolation parle-t-elle ? Quel lien avec le truand qui vit de l’autre côté de la rue ? Pourquoi la femme de ce bandit est-elle internée ? Et qui est cette enfant, Billie ? 

Dans Gramercy Park, on suit le parcours, mêlé de flash-back, de Madeleine Whitman, danseuse classique, qui a quitté la France et les ruchers du toit de l’Opéra de Paris pour suivre Jeremiah aux Etats-Unis à la fin de la Seconde guerre mondiale. Petit à petit, comme dans un bon polar, les réponses  s’assemblent comme les pièces d'un puzzle. Elles forment une intrigue, imaginée par Timotée de Fombelle dont c'est la première BD, teintée de nostalgie, mais où il est question de vengeance qui se mange très froid.

Détail d'une planche de "Gramercy Park" de Thimotée de Fombelle et Christian Cailleaux
Détail d'une planche de "Gramercy Park" de Thimotée de Fombelle et Christian Cailleaux / Gallimard BD

Le dessin classique de Christian Cailleaux se met au service d’un récit qui avance à petits pas. Il fait la part belle à New York. La ville devient un personnage à part entière soignée par des plans très cinématographiques. Les personnages sont visiblement inspirés par le cinéma - on pense aux héroïnes d’Hitchcock, à Audrey Hepburn… Les couleurs plutôt froides, rendent à merveille l’ambiance de l’après-guerre. C’est beau, délicat, mais pas seulement…

La leçon de dessin de Christian Cailleaux 

Comment dessiner Gramercy Park 

Feuilletez quelques pages de Gramercy Park

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.