À l’occasion d’un match de football entre la RFA et la RDA, un espion de la Stasi revoit son frère aîné infiltré à l’Ouest depuis 12 ans… L’histoire de la Guerre froide à hauteur d’homme.

La Patrie des frères Werner
La Patrie des frères Werner © Philippe Collin et Sébastien Goethals

Philippe Collin et Sébastien Goethals mettent en scène une fresque européenne des trente années d’après-guerre en Allemagne, depuis l’entrée des troupes soviétiques dans un Berlin détruit en mai 1945 jusqu’à la coupe du monde de football de 1974.

Hambourg, Allemagne libérale, 22 juin 1974. Lors de la coupe du monde de football, les deux Allemagne s’opposent dans un match d’une grande charge politique. RFA – RDA, sur un même terrain de sport, théâtre des opérations politiques majeures à l’époque.

Konrad et Andreas, deux frères séparés à l’adolescence, sont tous deux infiltrés de chaque côté du mur. En juin 1974, à l’occasion du match RFA vs RDA, le jeune Andreas revoit son aîné, passé à l’Ouest depuis 12 ans. Il lui confie ses doutes et son désir de fuir. Konrad vit dans le confort d’une société capitaliste avec en tête le romantisme du communisme tandis que son cadet connait l’austérité et la peur. Les frères vont s’opposer, entrer dans une vive colère… Ils ne se comprennent pas.

Philippe Collin et Sébastien Goethals nous livrent une histoire puissante à la narration éminemment romanesque où la fraternité et la force de l’union illustrent la perte de l’enfance et la survie des idéaux. 

Après le succès critique et public du Voyage de Marcel Grob, le nouveau livre de Philippe Collin et Sébastien Goethals, La patrie des frères Werner, s’inscrit dans la continuité. Leur travail d’enquête historique, revenant sur une époque oubliée et pourtant si proche, ouvre une réelle réflexion sur l’actuel visage de l’Europe, toujours en évolution et parfois tiraillée par les idéologies.

La  construction de l’Europe à travers l’histoire d’une réconciliation fraternelle.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.