Après « Gauguin l’autre monde », l’auteur de bande dessinée Italien Fabrizio Dori raconte la quête d’un satyre perdu dans notre monde contemporain. Une balade féérique antique et allumée.

Détail de la couverture du Dieu vagabond de Fabrizio Dori
Détail de la couverture du Dieu vagabond de Fabrizio Dori © Getty / Sarbacane

En bordure de route, bouteille de bière à la main, Eustis est connu pour raconter des histoires bizarres. Celles d’une époque bénie, où il avait des amis haut placés. Et pour cause, Eustis était un satyre. Il faisait partie de la cour errante de Dionysos, le dieu de l’ivresse. Mais il a été banni de l’Olympe pour avoir dragué une nymphe. Eustis, à l’allure de dandy SDF se sent un peu seul rescapé de cette époque. Il aimerait retrouver des amis, comme Pan... 

Le propos de cette magnifique balade ? 

Une réflexion sur le paradis perdu, un deuil qui traverse tous les grands mythes. Fabrizio Dori est venu à l’antiquité après avoir croisé les écrits… du psychiatre Carl Jung ! Il lui a ouvert la voie pour imaginer des personnages porteurs d’un rôle symbolique, des archétypes.

Le magnifique dessin de Fabrizio Dori, ultra-référencé (vases antiques, crâne de fête des morts mexicaine, mais aussi Van Gogh, Otto Dix, Okusai, Murakami…) nous entraîne dans la quête d’Eustis entre époque contemporaine et Antiquité. C’est drôle, futé, rythmé, et très original… Un gros coup de cœur.

Comment dessiner Le Dieu vagabond ? La leçon de dessin de Fabrizio Dori 

Regarder quelques pages du Dieu vagabond de Fabrizio Dori

📖 Le Dieu vagabond de Fabrizio Dori chez Sarbacane

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