Trois BD, "Le minimalisme" de Christian Rosset et Jochen Gerner, "Dessins séquences" de Richard McGuire, et "Graphite in progress" d'Enki Bilal rendent hommage à l’art du minimum.

Couverture de Minimalisme, Dessins sequences, et Graphite in progress
Couverture de Minimalisme, Dessins sequences, et Graphite in progress © C. Rosset, J.Gerner, R McGuire, E Bilal/Le Lombard, Gallimard BD, Barbier Mathon

Sobre balade graphite dans l’univers d’Enki Bilal :

Avant la BD, le tableau ou un film, il y a un dessin. Souvent au crayon de papier. C’est là qu’est le trait le plus simple, et le plus minéral. C’est l’essence de l’art. Pour les besoins d’une exposition que lui a consacrée la Galerie Barbier-Mathon à Paris, Enki Bilal a rassemblé 229 de ses dessins. Le catalogue donne à voir l’envers du décor des BD, des peintures et des films de l’artiste (Bunker Palace Hotel, Immortel (ad vitam), Tykho Moon ) car tous ces dessins ont connu des développements. C’est à la fois sobre et très beau.

Le crayonné est le point de départ de tout. C’est ce qui va directement du cerveau au papier. C’est une genèse.

La recherche de la simplicité, du minimalisme ?

Je verrais ça plutôt du côté de la régression

Feuilletez quelques pages :

Comment j'ai dessiné... Une révolutionnaire russe, la leçon de dessin par Enki Bilal :

Aller + loin :

L'[Atelier](http:// https://www.franceinter.fr/emissions/l-atelier/l-atelier-26-avril-2014) d'Enki Bilal, invité de Si tu écoutes j'annule tout et de Boomerang

Graphite in progress - Enki Bilal – Galerie Barbier Mathon

Raconter des histoires avec une belle économie de moyens :

Toucher en très peu de traits. Un palier, un parcmètre, des ciseaux, des glaces, une fenêtre, un cadre, une cage à oiseaux, un chamallow, des balles de ping-pong, des couverts… Richard McGuire, prix Angoulême 2016, avec Ici , anime ces objets du quotidien pour raconter de très brèves histoires, souvent drôles, parfois émouvantes. Les dessins en noir et blanc, d’abord parus dans le New Yorker, ont servis à introduire des sujets (cabochons), d’où leur minimalisme. Ils sont rassemblés ici dans un épais petit livre blanc qui évoque un missel. Non seulement, ils donnent un nouvel aperçu de la créativité et du talent du dessinateur américain, mais ils offrent une très agréable plongée dans l’art de l’épure.

Feuilletez quelques pages :

Dessins sequences de Richard McGuire chez Gallimard BD

Définir le minimalisme :

Une histoire en dessin du « Moins, c’est plus » le concept de base du minimalisme. Même s’il naît officiellement dans les années 1960, ce courant artistique a des racines multiples, de la peinture pariétale des grottes préhistoriques à la musique de Satie. Le mouvement qui tend à valoriser l’art de l’épure et de la sobriété s’est appliqué à la peinture, mais aussi au design, jusqu’à la ligne claire d’Hergé en BD… C’est passionnant, fin et très intelligemment illustré par Jochen Gerner. Avec ce type d’ouvrage, la collection de la petite bédéthèque des savoirs remplit la mission qu’elle s’est fixée : à la manière d’un Que sais-je en dessin, nous intéresser à un sujet pour lequel on n'aurait pas d’intérêt particulier et nous instruire de manière très agréable.

Feuilletez quelques pages :

Le minimalisme de Christian Rosset et Jochen Gerner, numéro 12 de la collection La Petite bédéthèque des Savoirs aux éditions Le Lombard.

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