Accompagné de son humour et de sa curiosité inébranlables, Julien Blanc-Gras vous embarque dans un nouveau tour du monde, où découvertes et aventures rythment insatiablement son récit de voyage, jamais dénué de surprises et que les critiques du "Masque & la Plume" ont adoré.

"Envoyé un peu spécial" de Julien Blanc-Gras : "un livre hilarant et un auteur incroyable" selon Le Masque
"Envoyé un peu spécial" de Julien Blanc-Gras : "un livre hilarant et un auteur incroyable" selon Le Masque © Getty / Eric Fougere / contributeur

Le livre présenté par Jérôme Garcin

Julien Blanc-Gras est un écrivain voyageur originaire de Gap, à qui on doit notamment "Comment devenir un dieu vivant ?", "Paradis (avant liquidation)" ou encore "Briser la glace". Notre envoyé spécial, qui se décrit aussi comme un reporter à temps partiel, refait (essentiellement avec ses souvenirs) le tour du monde du Népal au Kansas, de l'Iran à l'Australie, du cap Horn à Kinshasa, de Lagos à Davos. L'occasion de rencontrer un prêtre, un gardien de phare, une star du cinéma nigérian, et de rappeler sa devise qui est tout à fait d'actualité : 

Il faut sortir de sa bulle plus que jamais, à l'heure des confinements mentaux et de l'atomisation identitaire.

C'est un principe élémentaire d'hygiène intellectuelle, un geste barrière contre les biais de confirmation et la polarisation qui contamine les consciences. Sortir de chez soi, c'est sortir de soi. 

C'est un bon écrivain et on sent que tout ça, il l'a vécu, ce n'est pas romancé.

Alors que "les récits de voyage ce n'est pas trop son truc", Olivia de Lamberterie l'a trouvé "hilarant"

OdL : "Je n'aime pas du tout les récits de voyages. Je n'aime que deux auteurs : Nicolas Bouvier, parce que c'est splendide, et Julien Blanc-Gras, parce que c'est spirituel. Après tous les autres, vous êtes dans votre petit bureau à travailler à Levallois-Perret puis il y a un gars qui vous raconte ses voyages. Je trouve ça toujours très ennuyeux. 

Là, honnêtement, c'était rigolo. Enfin un auteur drôle ! Lisez-le, c'est hilarant

Après chacun, suivant son humour, appréciera. Moi, je dois dire que le tournage d'un stage de survie dans une île d'Indonésie, je ris toute seule. Il arrive, il y a des varans qui n'ont pas l'air très sympathiques et on lui dit que ce n'est pas grave, les varans, normalement, ne sont pas dangereux, mais il faut rester debout. Alors il se demande comment il va dormir, il faut installer un hamac à trois mètres de haut, ce qui, déjà, donne lieu à une scène vraiment drôle. Et après, encore plus drôle, il est dans son hamac, à trois mètres de haut, il y a quand même des varans qui arrivent et on lui dit que le varan déteste quand on chante, alors il se met à chanter Eddy Mitchell... Puis le varan s'en va. 

Il y a juste une petite phrase qui m'a marquée. Il dit qu'il n'a pas osé chanter Florent Pagny parce que cela aurait été une trop grosse charge qui aurait risqué de détruire l'écosystème de l'île". 

Arnaud Viviant salue "un très bon écrivain"

AV : "Pareil, je déteste les récits voyages. Celui-là est son meilleur parce que ce sont des textes très courts et c'est fait avec sa mémoire. C'est extrêmement drôle. Il a quand même trouvé le moyen pour arrêter de fumer, et il le raconte : il était fumeur depuis 25 ans, il a été dans les montagnes du Japon avec des prêtres japonais, dans un lieu qui faisait du "Koh-Lanta" un peu hardcore pendant trois jours. Il est revenu, il avait arrêté de fumer. 

Il y a plein de choses comme ça qui sont extraordinaires. Il y a des pages sur l'Inde où c'est mille fois mieux et ce qu'il en dit est absolument grandiose. Il y a aussi des pages sur l'Iran qui sont tout à fait remarquables. 

J'ai ressenti les mêmes sensations que j'ai eues, alors qu'il a vingt ans de moins que moi, que lorsque j'avais moi-même 16 ans

C'est un très très bon écrivain !".

Michel Crépu "aime beaucoup" et applaudit "un écrivain formidable" 

MC : "Je suis sans arrêt en voyage. Je repasse par Paris pour venir au "Masque & la Plume" et je repars aussitôt après. 

J'aime beaucoup, c'est formidable. Comment peut-on ne pas aimer cet auteur ?

Personnellement, mon passage préféré, c'est quand il fait un vol au-dessus des montagnes de l'Himalaya : il arrive à faire ressentir au lecteur le vide là-bas. C'est un très très bon écrivain". 

Jean-Claude Raspiengeas se précipite toujours autant quand il s'agit de Julien Blanc-Gras

J-C R : "Quand on voit arriver un livre de Julien Blanc-Gras, on se précipite, on repique à chaque fois, on sait qu'on va bien s'amuser et ça ne loupe pas ! Et c'est encore et toujours le cas. On se marre vraiment

Il y a aussi ce côté d'écrivain voyageur désinvolte, toujours un peu largué, qui s'accroche à de menus détails, à des instantanés. Il n'est jamais dans le cliché. 

Quand il raconte son adolescence, quand il va dans le Kansas avec son escapade de flic, c'est absolument hilarant ; sa description de l'Azerbaïdjan, sur la présence obsessionnelle des dictateurs, moi, je n'avais jamais lu ça comme ça.

Alors, tout de même, par moments c'est un petit peu inégal. Il y a deux chapitres très sérieux de Lagos à Davos. C'est un peu sérieux et je trouve aussi que le chapitre sur Venise est un peu fait à la paresseuse, les doigts dans le nez". 

Le livre

Écoutez l'intégralité des critiques échangées sur le livre :

6 min

"Envoyé un peu spécial" de Julien Blanc-Gras

Par Jérôme Garcin