Le journaliste et écrivain a été récompensé pour son ouvrage "Le Lambeau", où il évoque sa lente reconstruction personnelle après les attentats de janvier 2015.

Philippe Lançon lors de la remise du prix Femina 2018
Philippe Lançon lors de la remise du prix Femina 2018 © AFP / Christophe Archambault

Il n'a pas eu le Goncourt, mais il a le Femina, et il pourrait bien avoir le Renaudot, d'après les pronostics. Pour beaucoup de critiques (dont ceux du "Masque et la Plume") le roman de Philippe Lançon est tout simplement le meilleur livre de l'année. Journaliste à Charlie et à Libération, Philippe Lançon raconte dans "Le Lambeau" (aux éditions Gallimard) ce qu'il a vécu après l'attentat de Charlie Hebdo, et surtout sa lente reconstruction personnelle après une grave blessure au visage, provoquée par une balle.

Le récit part de la veille de l'attentat, qu'il raconte sur de longues pages (une soixantaine) parfois insoutenables. Il s'achève plusieurs mois après, alors qu'il achève de se rétablir et qu'un nouvel attentat se produit, celui du 13 novembre.

En recevant le prix Femina, Philippe Lançon a tenu à évoquer son père :

Mon père est mort le jour où je recevais les épreuves de ce livre. Il n'a pas pu le lire. Et c'est à lui que je pense (...) On écrit évidemment avant tout pour les vivants, mais en pensant aux morts 

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Philippe Lançon évoque son père disparu en recevant le Pix Femina pour "Le Lambeau"

Par France Inter

Journaliste et écrivain, Philippe Lançon a pris au fil des mois une certaine distance avec les retombées politiques de l'attentat de Charlie Hebdo, notamment avec le fameux slogan "Je suis Charlie", dont il dénonçait les "traductions politiques" dans une tribune début 2018.

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