Cinq ans après le succès de "L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea" (et deux mois après son adaptation cinématographique par Ken Scott), voici donc "Les nouvelles aventures du fakir au pays d'Ikea" de Romain Puertolas. Qu'en ont pensé les critiques du Masque et la Plume ?

Romain Puertolas revient avec la suite des Aventures du Fakir au pays d'Ikea…
Romain Puertolas revient avec la suite des Aventures du Fakir au pays d'Ikea… © AFP / Ulf Andersen / Aurimages

Le livre résumé par Jérôme Garcin

Je rappelle aux oublieux que notre fakir du Rajasthan, après avoir voulu acheter un lit à clous chez Ikea, avait été trimballé d’un pays l’autre avant de revenir en France. Ajatashatru Lavash Patel, alias Aja, est désormais marié avec celle qu’il avait croisée chez Ikea ; il est devenu un écrivain à succès, il habite le XVIe, il regarde passionnément Télématin, et son éditeur juge qu’il s’est embourgeoisé, il dit même qu’il est désormais « mou du clou ». Aja entreprend alors de raconter sa jeunesse en Inde et son apprentissage du métier de fakir. Sans compter qu’il s’obstine à vouloir acheter un lit à clous, quitte à pousser jusqu’en Suède et y rencontrer M. Ikéa. 

Le problème, c’est le retour : il prend le risque d’être arrêté à la frontière belge avec des migrants syriens.

La critique de Michel Crépu : "C'est trop long"

J'avais beaucoup aimé le premier tome, que j'avais trouvé très drôle, un peu voltairien avec un côté Zadig qui m'avait beaucoup plu... 

Romain Puertolas a un sens du récit, il a du talent mais ça manque de rythme, c'est trop long.

La critique d'Olivia de Lamberterie : "J'aime bien cet humour de potache !"

Ça me fait penser à l'adaptation des albums d'Astérix par Alain Chabat… Il y a un peu aussi de "Candide en Europe". Il y a une satire assez bien vue. 

Il y a une scène dans un avion low-cost : ils sont deux dans l'avion, un mec obèse et lui à côté. Il demande "J'aimerais changer de place" et l'hôtesse va expliquer pourquoi c'est impossible… Ça me fait rire.

La critique d'Arnaud Viviant : "C'est bien bien con"

Ça m'a fait penser à Francis Blanche et Pierre Dax, Madame Arnica, qui jouait sur une espèce de revendication de la connerie (ça ne veut pas dire que c'est mauvais).

Celui que j'avais lu avant, Un été sans Facebook, était très mauvais - là je dois dire que c'est mieux. C'est son deuxième meilleur livre, après L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea. Déjà parce qu'Ikea, ça nous fait rire.

La critique  de Nelly Kapriélian : "C'est un livre pour enfant"

Je n'avais pas lu le premier ni le deuxième, et je n'avais pas vu le film... mais je savais qui c'était (et je sais ce qu'est Ikea). C'était une grande expérience… À un moment je me suis dit : "est-ce qu'il est vraiment un peu bébête ? Ou est-ce qu'il fait ça pour vraiment ratisser très large et vendre énormément ?"

Moi aussi j'aime bien l'humour potache, mais là je dois dire que tous les jeux de mots un peu idiots… Arrivée page 99, j'ai compris qu'en fait c'était pour enfant, pour très jeune adolescent. C'est un livre pour enfant, je suis désolée !

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"Les Nouvelles aventures du fakir au pays d’Ikea" de Romain Puertolas : les critiques du Masque et la Plume

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