Pour les 90 ans de la naissance du "dieu du manga" décédé en 1989, le Festival international de bande dessinée d’Angoulême présente une incroyable rétrospective de son œuvre.

Détail de l'affiche de l'exposition Osamu Tezuka au
Détail de l'affiche de l'exposition Osamu Tezuka au © FIBD 2018

Osamu Tezuka (l’auteur d’Astro, le petit robot, Princesse saphir…) a dessiné plus de 170 000 planches de mangas en 42 ans ! Mais le dessinateur n’est pas seulement l’homme des records : il a également posé les bases du manga moderne. 

Un nombre incroyable d'originaux

Planche d'Osamu Tezuka présentée dans l'exposition au Festival de la BD d'Angoulême
Planche d'Osamu Tezuka présentée dans l'exposition au Festival de la BD d'Angoulême © Radio France / France Inter

Quand Osamu Tezuka débute à 17 ans, le manga existait déjà, mais il va le révolutionner, en être sa première star, et devenir un modèle pour  les générations d’auteurs suivantes. L’exposition du musée d’Angoulême est la première grande rétrospective d’envergure qui lui est consacrée en France, avec plus de 200 originaux, dont certains datent de la fin des années 1940. Une véritable rareté : à l’époque, les systèmes d’impressions détruisaient les originaux. Un technicien devait alors placer les dessins sur une plaque de zinc qui servait de matrice pour réaliser l’impression en série. 

Le premier manga d’Osamu Tezuka, L’Île au Trésor (1949) a ainsi disparu. Mais il en avait refait une version en 1984, présentée à Angoulême. Les planches originales très rares, pleines de repentis, permettent de mesurer l’immensité du talent du mètre et l’évolution de son dessin vers plus de nuances.

De très belles planches du Roi Léo sont également présentées. Il existe six versions différentes de cette œuvre, ce qui permet de mesurer les variations dans les découpages. Plus loin on découvre que le mangaka a également conçu des illustrations poétiques de livres pour enfants, pour la série Les histoires que me racontait ma maman autrefois autour des contes traditionnels. 

A ne pas rater également des pages du très noir seinen (manga pour jeunes hommes) Ayako du début des années 1970 dans lequel Tezuka déploie tout son talent.  

Le festival d'Angoulême consacre également une exposition à  Naoki Urasawa (Pluto, Twentieth century boys…), l'une des disciples de Tezuka.

Ecouter les explications de Xavier Guilbet, co-commissaire de l'exposition : 

Le site du Festival

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