Alors que débute le Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, une étude du Syndicat National de l’édition note un recul du marché du livre jeunesse de 6,58% pour l’année 2018. Faut-il s’inquiéter pour le secteur ?

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse 2018
Salon du Livre et de la Presse Jeunesse 2018 © Maxppp / Bruno Levesque

Le livre pour enfants est-il en crise ? Malgré un chiffre d'affaires en baisse (-6,5%), le secteur ne souffre pas vraiment. Et cette décrue reste plus lente que l’ensemble de la filière livre. Comme le dit Thierry Magnier (écrivain et éditeur français, directeur des éditions Thierry Magnier et d'Actes sud junior) président du Syndicat national de l'édition) la diminution s’explique surtout par l’absence de parution cette année d’un blockbuster comme Astérix. 

Un secteur dynamique

La lecture jeunesse reste un pan très dynamique de l’économie du livre puisque qu’elle génère un chiffre d’affaires de 340 millions d’euros ce qui représente 12% du secteur de l’édition. Un livre vendu sur trois est destiné à la jeunesse (et même un sur deux si on inclut la bande dessinée).  Plus méconnu : les livres français se vendent très bien à l’étranger (4214 titres de jeunesse cédés) et la Chine est le premier acheteur (34% des cessions).

Mais un avenir plus risqué

En revanche, les 17 000 titres vendus, signe d’une importante créativité laisse craindre un risque de surproduction : beaucoup de livres différents proposés, mais peu de chaque vendus. Donc à part pour les locomotives du secteur (_La couleur des émotion_s d’Anna LLenas, Le loup qui apprivoisait ses émotions d’Orianne Lallemand et Eléonore Thuillier...), une moindre rémunérations des auteurs, et à terme leur fragilisation.

Aller + loin 

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